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snakefriends
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Critiques et avis sur la Culture, les loisirs et les média en général et le cinéma en particulier!
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22.01.2007
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1-18-08 le nouveau projet de J.J Abrams

Posté le 24.07.2007 par snake
J.J. Abrams, réalisateur de Mission Impossible 3 et créateur de Felicity, Alias et Lost nous réserve de nouvelles surprises. Un des ses projets les plus mystérieux est actuellement 1-18-08 aussi appelé The Untitled J.J. Abrams Project. Le nom de 1-18-08 ne sera peut-être pas le titre lors de la sortie du film mais c'est la seule information du teaser, sa date de sortie. Le film, réalisé par Matt Reeves (dont c'est le premier long métrage après de nombreuses séries) sortira en effet le 18 janvier prochain. Il narre l'invasion de New York par une force inconnue (pour l'instant). De nombreux plans du teaser rappellent inévitablement les attentats du 11 septembre 2001 et placent ce film dans la lignée des nombreuses oeuvres post 9/11 dont nous avons déjà parlé sur ce blog, ou non (Heroes, 24, Die Hard 4, La guerre des mondes, Land Of The Dead...) et celles dont nous parlerons bientôt (Jéricho). Un des éléments qui rappele les images des attentats est bien sur l'aspect document amateur, caméra à l'épaule, filmé par hasard, sur le vif, au milieu des évenements.

Voici donc la mystérieuse bande annonce...

Enjoy...


Image ou texte alternatif

Tenacious D in : The Pick of Destiny

Posté le 09.07.2007 par snake
Profitant de la sortie mercredi dernier de Tenacious D in : The Pick of Destiny (c'est pas trop tôt!!!), je vous remet ici la critique écrite peu après l'ouverture du blog dans une version un peu modifiée. Je sais, je suis toujours une grosse feignasse mais j'ai un emploi du temps un peu chargé ces derniers temps!

Voilà donc une petite critique d’un film « déjà culte pour certains » (hommage à AD). Tenacious D : The Pick Of Destiny est absolument génial pour pas mal de raisons. Je sais, je m’enflamme, mais ceux qui auront vu le film me comprendront facilement.

Ce film de Liam Lynch (à priori aucun lien de parenté avec l’autre) raconte l’histoire des Tenacious D, le groupe de rock de Jack Black et Kyle Gass créé en 1994 . Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage fortement à découvrir leurs chansons, notamment Tribute dont le clip a aussi été réalisé par Liam Lynch). Ce groupe est en effet le plus grand groupe de rock de tous les temps. En fait, c’est ce qu’ils disent et c’est vrai qu’ils ne sont pas trop mal. Leur musique est géniale et leurs textes à pleurer de rire, du bon quoi… Bref, revenons au film.

En gros, l’histoire est celle de la rencontre de deux losers qui veulent devenir des stars du rock mais d’abord, ils doivent gagner un petit concours dans un bar pour payer le loyer. Leur principal problème est alors de trouver l’inspiration pour écrire un morceau anthologique. Ils découvrent alors par hasard qu’un médiator, Le Pick of Destiny du titre, permet à n’importe quel guitariste qui l’utilise de jouer comme un dieu. Cette spécificité vient du fait qu’il ait été fabriqué à partir d’une dent du diable (Dave Grohl méconnaissable dans le film) au moyen âge. Ils partent donc à la recherche de cet objet sacré, cette quête étant un prétexte à vivre un paquet d’aventures, à rencontrer des personnages secondaires à mourir de rire (Ben Stiller, Tim Robbins, John C. Reilly…) et bien sûr à chanter des chansons vu qu’il s’agit d’un groupe de rock. Ce film est en effet une comédie musicale, très réussie.

Tenacious D: The pick of Destiny est au rock ce que The Blues Brothers de John Landis est à la soul. Le principe est très similaire : les aventures de deux losers, en mission divine et des chansons. Je sais, c’est réducteur mais c’est la trame principale des deux films. Le plus important dans ces longs métrages étant les chansons et leur intégration dans l’histoire. C’est le point fort de The Pick Of Destiny, la B.O. étant aussi sympa à écouter seule que celle des Blues Brothers. Le plaisir à la vision de ces deux films est le même. Donc, forcément, si comme moi vous adorez The Blues Brothers et le rock, voilà votre nouveau film de chevet…

Zodiac

Posté le 18.05.2007 par snake
Présenté à Cannes hier, en compétition officielle le dernier long-métrage de David Fincher occupe vraiment une place à part dans sa filmographie (Alien 3, Se7en, The Game, Fight Club et Panic Room).

Directement inspiré de faits réels, Zodiac suit l’enquête de policiers et de journalistes dans l’affaire du tueur en série qui terrorisa la Californie de 1966 à 1978. Le Zodiac, nom que le tueur s’était donné, serait coupable de 37 à 200 meurtres. Aucun suspect ne fut inculpé et l’affaire n’est toujours pas élucidée. Le film est une adaptation de deux livres, Zodiac (1986) et Zodiac Unmasked (2002) écrits par Robert Graysmith (joué par Jake Gyllenhaal dans le film), illustrateur obsédé par l’affaire au point de tout abandonner pour tenter de l’élucider. L’obsession est d’ailleurs un des thèmes majeurs du film qui montre que tous ceux qui ont tenté de résoudre l’enquête (policiers et journalistes) y ont laissé leur vie privée et leur santé, le tueur les manipulant, jouant avec eux en permanence.

Le film commence par quelques scènes de meurtre très violentes et à l’impact très fort qui scotchent véritablement le spectateur à son fauteuil puis suit l’enquête sur un rythme beaucoup plus lent. Pourtant, sur les 2h30 , on ne s’ennuie pas une seule seconde. Assis dans son fauteuil, le spectateur suit des années d’enquête, de recherche d’indices, de jeu entre la police et le tueur. Cet aspect ludique du serial killer rappelle évidemment un autre film de Fincher, Se7en où le tueur « s’amusait » aussi avec les enquêteurs. Toute l’affaire est passionnante très prenante et loin d’une autre adaptation de cette histoire en feuilleton de l’été avec Francis Huster !



Le casting est sublime (loin de Francis Huster donc) avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo (dédicace à Théo !), Anthony Edwards (le Dr Greene de Urgences qui a pris du poids et des cheveux), Robert Downey Jr (qui joue un alcoolique, un rôle de composition quoi !) et un paquet d’autres acteurs tous aussi excellents ! Pourquoi ne pas envisager un prix d'interprétation pour l'ensemble du casting masculin, comme pour Indigènes l'an dernier? Ce qui pourait paraitre normal pour ce film...

Forcément, quand on parle de David Fincher, il faut parler du côté technique du film et des trouvailles visuelles. Dans ce film, tourné avec une caméra numérique de dernière génération, très peu de plans séquences complexes comme il en a l’habitude. Fincher fait dans la sobriété (très relative). Seuls quelques moments nous rappellent qu’il est le réalisateur. Par exemple celui du taxi où la caméra est placée à la verticale du véhicule et suit ses déplacement dans les rues. Un plan qui rappelle clairement les premiers GTA sur Playstation. Un autre plan « à la Fincher » est la construction d’un building en accéléré avec un panoramique vertical, qui fait penser à un clip ou une pub, univers du réalisateur au départ. Ce plan sert aussi à montrer le temps qui passe, élément essentiel de l’histoire.

En effet, l’enquête se déroule sur plusieurs décennies et le travail de reconstitution historique est bluffant, aucun détail n’étant laissé au hasard (comme toujours chez Fincher) que ce soit au niveau des décors et accessoires ou de l’histoire. Pour preuve, le nombre impressionnant de consultants à la fin du générique. Tous les protagonistes de l’enquête encore en vie, leurs familles ou leurs successeurs sur l’affaire ont été interviewés par le réalisateur qui a aussi refait tout le parcours du tueur avec la police et lu près de 10 000 pages de rapports et de documents. Son tour de force a été de réussir à compiler une masse d’informations énorme (plus de 30 ans d’enquête) en un film de 2h30.

Au final, un film atypique pour le réalisateur, loin de ses prouesses techniques habituelles, mais qui s’en sort habilement en nous proposant un film très léché (composition du cadre et mouvement de caméra parfaits, comme toujours) avec un scénario passionnant (on mène l’enquête avec les personnages) et des acteurs exceptionnels.

Enjoy…

Les Fils de l'Homme

Posté le 03.05.2007 par snake
Aujourd’hui, profitons de la sortie en dvd du film Les Fils de L’Homme (Children Of Men) du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron (Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban) pour parler de cette petite merveille. Ce film est, pour moi, un des meilleurs sortis l’année dernière, avec Lord Of War de Andrew Niccol. Malheureusement, il n’a pas trouvé son public en salle à l’époque avec seulement un peu plus de 300 000 spectateurs. Espérons que la sortie du dvd permette de rattraper le tir en faisant découvrir cette œuvre au plus grand nombre.

Les Fils de L’Homme est quasiment parfait sur tous les points (je sais, je m’enflamme encore !). D’abord le scénario : en 2027, l’humanité connaît une crise énorme, aucun enfant n’étant né depuis plus de 18 ans. La population est vieillissante et l'humanité (pas le journal!)vouée à l'extinction. Tous les pays sont détruits et les guerres ravagent le globe. L’Angleterre a fermé ses frontières. Les immigrants sont traqués et enfermés dans des camps (Le rêve de Sarko en quelque sorte...). Des groupes de résistance s’organisent mais doivent lutter contre un gouvernement manipulateur et contre leurs propres membres qui n’ont pas tous la même idée des solutions à adopter. Au milieu de se chaos généralisé, une note d’espoir apparaît mais je vous laisse découvrir tout ça dans le film. Les décors et accessoires du film permettent de décrire cet univers avec un souci du détail qui rend toute l’histoire très crédible. Faites surtout attention à l’inscription sur le pull qu’arbore Clive Owen pendant une partie du film, le détail qui tue !

Tout l’univers apocalyptique du film est vraiment pessimiste sur l’avenir de la planète et pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que c’est terriblement réaliste. Alfonso Cuaron n’insiste jamais sur ces points mais en effleurant simplement les nombreux problèmes de la société, il rend cette dernière encore plus réaliste, plongeant le spectateur dans un univers jamais expliqué en profondeur mais très crédible. Tout l’impact réaliste du film passe par les détails présents à l’écran sans que le réalisateur ne s’y attarde lourdement comme dans de nombreux films d’anticipation (J’ai revu Demolition Man récemment où c’est le cas !). On imagine aisément que la société que l’on connaît pourrait ressembler à celle présente dans le film en poursuivant son évolution sur la voie actuelle. Il suffirait juste que les mauvaises personnes arrivent au pouvoir (zut ! J’avais dit que j’arrêtais de parler de Sarkozy !).

Autre point fort du film, le casting, Clive Owen en tête. Il était déjà génial dans Sin City de Robert Rodriguez et ici, il est parfait. Pour moi, cet acteur aurait été absolument parfait dans le rôle de James Bond à la place de Daniel Craig (Désolé Audrey !). Il avait tout pour le rôle si les producteurs avaient cherché un digne successeur à Sean Connery et Pierce Brosnan. Le reste de la distribution s’en sort très bien avec la magnifique Julianne Moore et le toujours classe Michael Caine.

L’énorme qualité du film est bien sûr sa mise en scène avec ses plans séquences à couper le souffle. Ces plans hyper complexes sans aucune coupe visible permettent une immersion totale du spectateur dans le film, ne lui laissant pas le temps de reprendre son souffle. Ce ne sont pas des plans où il ne se passe rien (sinon, c'est facile de faire un plan séquence!) mais généralement des plans pleins d'actions, de mouvements de caméra complexes et surtout, d'enjeux. On les retrouve à différents moments clés du film. La réalisation de celui de la voiture est hallucinante mais le plus marquant de ces plans est bien sûr le dernier qui suit le héros en pleine guérilla urbaine pendant plusieurs minutes, caméra à l’épaule. On est véritablement plongé dans l’action, avec l’impression de voir les images d’un reporter de guerre en plein conflit armé, les évenements se multipliants autour du personnage. Cette séquence laisse un sentiment étrange d’être vraiment dans le film et à la sortie du cinéma, on s’attend à encore entendre des explosions et des tirs, véridique ! Une mise en scène simplement à couper le souffle !

Au final, Les Fils de l'Homme est une énorme œuvre d’anticipation qui fait froid dans le dos car elle est terriblement crédible (un peu comme avec V pour Vendetta de James McTeigue dont l'action se passe aussi dans un Angleterre effrayante). Ici, pas de voitures volantes ou de décors hyper futuristes, juste une évolution naturelle du monde que l’on connaît si on n’y fait rien. Ce film prête donc forcément à réflechir un peu à l'avenir de la planète et de l'humanité, surtout en ces temps d'élections. Une oeuvre pessimiste ou réaliste, à vous de voir…

Enjoy… the future...

Renaissance

Posté le 26.04.2007 par snake
Aujourd’hui, le cinéma reprend ses droits (pour l’instant…) sur ce blog avec une nouvelle petite critique. Cette fois, pas d’avant première ou de nouveauté mais un film datant de l’année dernière, Renaissance de Christian Volckman. Fait assez rare pour être souligné, il s’agit d’un très bon film d’animation français, de quoi être un peu fier de vivre dans ce pays (et en ce moment, c’est dur…).

Le scénario reprend les thèmes basiques du cinéma d’anticipation avec sa multinationale toute puissante, ses complots politico-financiers, des scientifiques qui ont fait une grande découverte que le monde n’est pas prêt à recevoir et un héros solitaire et mystérieux. Voilà en gros les éléments que vous trouverez dans ce film.

L’histoire se déroule en 2054, à Paris et suit les investigations de Karas, un super flic, comme le montre sa première intervention, chargé de retrouver Ilona, une jeune scientifique disparue. Pour l’anecdote, dans la version US, c’est Daniel « James Bond » Craig qui prêtait sa voix au personnage, la classe ! Dans son enquête, Karas croise la route de la sœur de la scientifique dont il tombe amoureux. D’ailleurs, cette relation m’a un peu posé problème dans le sens où son évolution est extrêmement rapide et les sentiments des personnages ne sont pas clairement définis. En même temps, ce n’est peut-être qu’une impression personnelle. Tout le film est bourré de références ou d’emprunts à de nombreuses œuvres du septième art, par exemple, Predator ou Ghost In The Shell pour les combinaisons de camouflage optique. D’ailleurs, le film de Mamoru Oshii semble être une des références majeures du film, l’univers de Renaissance en étant très proche, par les thèmes comme par l’esthétique.

Justement, parlons de l’esthétique qui est à mon avis la grande réussite du film. Quasiment tout le film est en noir et blanc, mais ce noir et blanc est particulier dans le sens où il est en noir ET blanc, presque sans nuances de gris. On se croirait plongés dans les planches de Sin City de Franck Miller. Si le film de Rodriguez, en live, n’avait pas vu le jour, Renaissance aurait pu être une grande source d’inspiration pour une éventuelle adaptation. Tous le procédés de Miller ont été utilisés dans le film : ombres portées qui rendent le noir blanc et inversement, sang blanc sur le noir et noir su le blanc, touches de couleurs vives, etc. Toutes ces trouvailles ont été scrupuleusement appliquées, laissant penser que les designers de Renaissance se sont bien inspirés de l’œuvre du dessinateur américain.

Au final, un film à voir non pas pour son scénario convenu mais pour ses très belles images et sa vision futuriste de Paris.

Enjoy…

TMNT, les Tortues Ninja

Posté le 14.04.2007 par snake
Cette semaine, comme j’avais mis la bande-annonce de Sunshine de Danny Boyle, je me suis dit que j’irai le voir pour en faire la critique (normal !). Malheureusement, mon cher (ce n’est pas qu’une marque d’affection) cinéma Pathé, à côté de chez moi, ne l’avait pas mis à l’affiche ! (la honte !). Ne pouvant me résoudre à aller à l’UGC (je déteste ce cinéma et ses vendeurs de pop-corn) je me suis rabattu sur un autre film, cette fois à l’affiche : TMNT ( pour Teenage Mutant Ninja Turtles, les Tortues Ninja quoi !).

Souvenez vous de vos goûters devant la télé, à peine rentrés de l’école, devant ce dessin animé et ses héros super cools ! Séquence nostalgie… Forcément, si on n’a pas été bercé par ça, l’histoire de quatre tortues géantes nommées en hommage à des grands peintres de la renaissance italienne qui défendent New York des attaques d’extra terrestres venus d’autres dimensions dirigés par un chewing-gum géant qui parle et un samouraï en armure, en utilisant les préceptes ninja reçus d’un grand maître qui est en fait un rat géant en robe de chambre rose, le tout en faisant du skate et en mangeant des pizzas dans les égouts, ne touchera pas tout le monde ! (mon dieu que cette phrase est longue !) Personnellement, mon enfance a été marquée par cette série et les 3 films sortis à l’époque (90,91 et 93) donc j’étais intrigué par ce nouvel opus, en images de synthèse et non en live comme les 3 premiers.

Ce qui nous mène à parler de l’aspect technique et esthétique du film. Au niveau des personnages, humains en tous cas, on est plus proches des Indestructibles (très proche même) que de Final Fantasy. Rien de réaliste dans leur design mais ça colle tout de même bien à l’ensemble, l’esprit BD. En ce qui concerne les tortues mutantes, rat en robe de chambre et reste du bestiaire, aucun problème vu qu’on a assez peu de repères dans la réalité ( ou alors je suis pas au courant…). Les textures, de peaux ou de poils sont très bien rendues et les animations des mouvements des personnages très crédibles. Au niveau technique, on peut donner une mention spéciale au travail de la lumière et des ombres et au rendu de l’eau, assez bluffant (surtout dans la scène du combat sous la pluie).

Après avoir parlé du niveau purement technique du film, comme on le fait toujours pour tout film d’animation, abordons le gros du sujet. Premièrement, le scénario : La bonne idée des scénaristes est de commencer ce film, non pas à la « naissance » des tortues en tant que mutants mais bien après dans leurs aventures malgré le fait qu’une quinzaine d’années se soit écoulée depuis le dernier épisode et que peu de gamins aient vus les premiers. Le scénario est donc inédit mais un petit flash resitue l’histoire dans son contexte. Au début du film, nos héros ont déjà battu Schredder (dommage, ça aurait été sympa de le voir) et sont au chômage technique, faute de super méchants à arrêter. Heureusement pour nous, un guerrier immortel doit accomplir une prophétie trois fois millénaire (et un peu tirée par les cheveux). Des monstres (dont un en hommage aux Gremlins) et des ninja envahissent alors la ville, obligeant les tortues à reprendre du service. Au menu, combats assez sympas, humour classique des tortues (ninjas, pas les vraies, qui elles, ont assez peu d’humour…) et petites morales sur la famille et la fraternité. Le scénario fait très jeu vidéo, les tortues affrontant des ennemis de bases avant de s’attaquer à des sous-boss puis des boss à la fin. Rien de super innovant donc.

La réalisation est au contraire assez pêchue et pleine de petites trouvailles, comme des plans et des mouvements de caméra possibles uniquement parce que le film est réalisé en images de synthèse. Les scènes d’action sont très bien mises en scène, avec une mention spéciale pour la baston dans le chantier et le combat sous la pluie. L’animation est convaincante et rend le film très agréable. Au final, TMNT n’est sûrement pas un chef-d’œuvre qui marquera l’histoire du cinéma mais un film très sympa à regarder, que l’on soit fan de la première heure ou pas. De quoi passer une bonne heure et demi sans se prendre la tête, le scénario étant assez simple (même si les enjeux de la prophétie sont un peu durs à comprendre), l’action et l’humour omniprésents et l’esthétique et la technique parfois vraiment impressionnants. A aller voir avec son petit frère comme alibi donc.

Kawabunga! pardon, Enjoy…

Les Simpson, le film, la suite, le trailer...

Posté le 05.04.2007 par snake
Juste pour le fun, je vous propose un trailer des simpson directement ici. Comme ça, si vous en voulez plus, vous utiliserez le lien du billet précédent! ;)

Image ou texte alternatif



Enjoy...

Les Simpson, le film

Posté le 05.04.2007 par snake
Depuis 2 semaines, la nouvelle bande annonce des simpsons, le film, est disponible. Vous pouvez la retrouver sur le site officiel du film: http://www.simpsonsmovie.com Ce site animé est très clair (en fait, y'a pas grand chose!) mais il permet aussi de télécharger quelques goodies, comme des fonds d'écrans.

Toutes les bandes annonces du film sont aussi présentes sur youtube sur cette page: http://www.youtube.com/watch?v=jPD4rM1QXM0

Le film sortira partout dans le monde fin juillet (le 25 en France et le 27 aux USA, pour une fois qu'on est les premiers...). Il est écrit par tous les scénaristes de la série, Matt Groening, le créateur, en tête. La réalisation a été confiée à David Silverman, réalisateur d'une grosse vingtaine d'épisodes de la série et co-réalisateur de Monstres et Compagnie.

Profitez des bandes annonces en attendant la sortie... Enjoy...

Previews

Posté le 31.03.2007 par snake


Quelques infos rapides sur les dates de sorties de films attendus. Clerks 2 de Kévin Smith (Clerks, Dogma, Mallrats, Chasing Amy, ... que du bon quoi!) sortira en France le 2 Mai. On y retrouvera tous les personnages habituels des films de Smith: Jay, Silent Bob, Dante, etc et tous ses acteurs amateurs d'auto dérision, comme Ben Affleck. Au casting énorme habituel de l'oeuvre du réalisateur vient s'ajouter une petite nouvelle dans son univers: la sublime Rosario Dawson. Perso, j'ai pas beaucoup plus d'infos sur le film pour l'instant mais il est forcément attendu puisque c'est un film de Kévin Smith.On en reparlera avant la sortie, le film étant déjà dispo en import dvd.

Mauvaise nouvelle pour nous en ce qui concerne deux autres réalisateurs ayant créé leur propre mythologie; Rodriguez et Tarantino dont le Grindhouse sortira en deux parties en France. Pour les pays anglophones, un seul programme de 2h30 et pour nous, pauvres petits européens pas encore habitué à la grande culture US, deux films (donc 2 places de ciné!) rallongés de quelques minutes, mais pas encore de chiffres précis. Le premier segment, intitulé Grindhouse 1ère Séance: Death Proof, réalisé par Tarantino, débarquera le 6 juin (jeu de mot!) mais pas encore de date pour la sortie de Planet Terror. On reparlera de cette grosse arnaque d'ici là...


Le Mariage de Tuya

Posté le 29.03.2007 par snake


A peine rentré de Deauville où se déroulait la soirée d’ouverture du 9ème Festival du Cinéma Asiatique, où j’ai croisé, entre autres, Jean-Pierre Dionnet (Mon idole !) et Gaspard Ulliel (Désolé les filles, j’ai pas pris de photos !), voici la petite critique du premier film présenté à l’issue de la cérémonie d’ouverture. Je sais, c’est du rapide !

Le Mariage de Tuya (c’est une contrepétrie !), de Wang Quan An, Ours d’Or à Berlin cette année, a donc été le film choisi pour être présenté en ouverture du Festival du Cinéma Asiatique. Le peu d’images que j’en avais vu lors de la Berlinade et les rares commentaires entendus me faisaient craindre le pire, en gros, un film chiant. Et ce n’est pas le pitch de départ qui pouvait relever le niveau et provoquer une attente énorme. Cette histoire de bergère dans les vastes plaines de la Mongolie, qui doit divorcer de son mari handicapé pour se trouver un homme plus apte à subvenir aux besoins de la famille, peut sembler peu attrayante de prime abord. Pourtant, je fus très agréablement surpris en le découvrant! Le film regorge de qualités et de références (A mon avis, inconscientes de la part du réalisateur mais flagrantes à mes yeux…).

La première qualité du film est le sens du cadre évident de la part du réalisateur. La composition de chaque plan est à la limite de la perfection, chaque élément occupant une place précise, idéale, la meilleure solution, rendant chaque plan très agréable à regarder grâce à sa construction, comme une peinture. Les couleurs aussi sont très importantes, les personnages portant souvent des couleurs vives au milieu de paysages ternes, du sol gris de la plaine désertique au ciel azur toujours vide. Esthétiquement, le film est vraiment très travaillé, n’insistant jamais sur des éléments pourtant aisément exploitables pour obtenir du pathos facile. L’exemple le plus frappant est la scène de la tentative de suicide du mari à la mise en scène et au montage très bien trouvés. Le jeu des acteurs est aussi remarquable. Très simple, voire simpliste, il colle parfaitement avec le ton du film, comme avec le décor, des plaines désertiques. Tous restent très calmes, sauf en de rares exceptions et semblent littéralement rongés de l’intérieur. L’histoire est aussi entièrement dans ce registre, très simple et pourtant très forte, avec cette recherche d’un homme pour un mariage de nécessité et de raison alors que Tuya est toujours amoureuse de son mari malgré son handicap et son incapacité à assumer son rôle. « L’amour a ses raisons que la raison ignore » pourrait être une bonne accroche sur la future affiche…

Des références étranges…

Avec ma culture cinématographique (très relative), Le Mariage de Tuya m’a fait penser à deux films américains : Mary à Tout Prix des frères Farrelly et L’Empire Contre-Attaque de Irvin Kershner. Je ne suis pas encore complètement fou, je vous explique ! Le côté Mary… vient du fait qu’on se rend compte tout au long du film que tous les hommes qu’a croisé Tuya à un moment où à un autre de sa vie sont tombés amoureux d’elle et font tout pour être celui qu’elle choisira. C’est bon, vous voyez le rapport ?

Le côté Empire… est contenu dans une seule scène, hommage (volontaire ou non ?) au début de l’épisode V de Star Wars. En pleine tempête de neige, Tuya part à la recherche de son fils à dos de chameau. Tous les plans font immanquablement penser à Han Solo à la recherche de Luke, le chameau étant toujours cadré de manière à ce qu’on n’arrive pas vraiment à distinguer de quelle espèce animale il s’agit. Pour dire, je m’attendais même à ce que Tuya éventre le pauvre camélidé en retrouvant son fils… Je sais que c’est un peu tiré par les cheveux mais il faudrait demander au réalisateur s’il a voulu rendre hommage à ces films à travers son Mariage de Tuya. Malheureusement, il n’était pas à Deauville ce soir. C’est pas grave, je le retrouverai…

Enjoy…

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