Cine dvd
Posté le 19.03.2007 par snake
Juste pour le fun, je n'ai pas pu résister à l'envie de vous mettre une deuxième affiche de Crank, très réussie aussi. Il me semble que c'est l'affiche allemande, nettement plus sympa que la française. A se demander ce que font nos distributeurs héxagonaux (on reparlera de GrindHouse en temps voulus).
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Posté le 18.03.2007 par snake

Aujourd’hui, la critique d’un film qui s’avère être la bonne surprise de la semaine : Crank, sorti cette semaine en France sous le titre Hyper Tension. Ce titre français fait tout de suite « direct to video », rappelant les plus mauvais Steven Seagal ou JCVD. Appelons donc le film Crank, ça sonne tout de suite mieux.
Il faut savoir que Crank est la première réalisation de Mark Neveldine et Bryan Taylor, qui étaient jusque là responsables des effets visuels sur quelques productions. C’est d’ailleurs cette patte visuelle qui se ressent le plus dans Crank. En effet, le scénario n’a rien de bien exceptionnel. Chev Chelios, un tueur à gage (interprété par Jason Statham), est empoisonné par ses anciens collègues et décide de se venger. Le poison agit directement sur le cœur et le seul moyen de le ralentir est d’augmenter son taux d’adrénaline par tous les moyens. Cette dernière idée pousse donc les réalisateurs à une mise en scène hyper rapide pour suivre la recherche de sensations et donc d’adrénaline du héros qui doit vivre le plus longtemps possible pour pouvoir assouvir sa vengeance.
La mise en scène est pleine de surprises et de trouvailles visuelles, entre le jeu vidéo et le clip. Dès le titre, l’univers du jeu vidéo est mis en avant avec une présentation style Megadrive, gros pixels et couleurs violentes inclus. Le scénario en lui-même fait très jeu vidéo, semblant être directement inspiré de missions de GTA, le héros changeant en permanence de véhicules, se battant avec différentes armes, poursuivant différents objectifs, etc. Les transitions entre les différents lieux se font à l’aide de plans « Google Earth » qui rappellent aussi le jeu. Si GTA devait être adapté un jour au cinéma, le film ressemblerai certainement à Crank. A l’inverse, Crank ferait certainement un bon jeu.
L’aspect visuel du film, toujours speed, rappelle aussi les clips. La première séquence, en vue subjective, avec sons et images déformées pour illustrer le malaise du personnage, fait immédiatement penser à Smack My Bitch Up de Prodigy. D'ailleurs, tout l'univers du film rappelle ce court métrage (à ce niveau de réalisation, on ne parle plus de clip). Tout le film étant une course contre la montre, la réalisation et le montage adoptent en permanence un rythme très élevé, comme c’est souvent le cas dans les clips mais tout en restant très lisibles malgrè la profusion d'effets et de plans. De nombreuses trouvailles dans les enchaînements des plans ou les incrustations donnent au film un univers visuel singulier, comme l’utilisation de split screens. On a vraiment le point de vue du héros, ses délires, même si c'est toujours très discret, par petites touches. Le film est bourré de trouvailles visuelles et c’est d’ailleurs son principal intérêt.
Crank est jouissif par sa mise en scène bourrée d’adrénaline et de testostèrone mais aussi par son héros qui, comme dans tout bon GTA, est un bad boy qui flingue tout le monde, se bat à mains nues contre une bande de motards, prend toutes sortes de drogues, conduit n’importe comment (et surtout vite), fait l’amour en public, etc. Tout cela pour la bonne cause, puisqu’il s’agit pour lui d’augmenter son adrénaline et ainsi, continuer à vivre (éviter le Game Over). Quand je vous disais que ça ferai un bon jeu. C’est le genre de héros bravant tous les interdits de la société auquel on aime s’identifier (je parle pour moi en tous cas…). Au final, ce film n’est pas qu’un simple actioner bien bourrin comme le laisse penser l’affiche et la bande annonce française mais un film plein d’idées qui annonce une brillante et alléchante carrière pour les deux réalisateurs.
Enjoy…
Posté le 06.03.2007 par snake

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un film qui n’a malheureusement aucune date de sortie française pour l’instant alors qu’il est sorti en novembre aux States (l’avantage de vivre à L.A.). Voilà donc une petite critique d’un film « déjà culte pour certains » (hommage à AD). Tenacious D : The Pick Of Destiny est absolument génial pour pas mal de raisons. Je sais, je m’enflamme, mais ceux qui auront vu le film me comprendront facilement.
Ce film de Liam Lynch (à priori aucun lien de parenté avec l’autre) raconte l’histoire des Tenacious D, le groupe de rock de Jack Black et Kyle Gass. Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage fortement à découvrir leurs chansons, notamment Tribute. Ce groupe est en effet le plus grand groupe de rock de tous les temps. En fait, c’est ce qu’ils disent et c’est vrai qu’ils ne sont pas trop mal. Leur musique est géniale et leurs textes à pleurer de rire, du bon quoi… Bref, revenons au film.
En gros, l’histoire est celle de la rencontre de deux losers qui veulent devenir des stars du rock mais d’abord, ils doivent gagner un petit concours dans un bar pour payer le loyer. Leur principal problème est alors de trouver l’inspiration pour écrire un morceau anthologique. Ils découvrent alors par hasard qu’un médiator, Le Pick of Destiny du titre, permet à n’importe quel guitariste qui l’utilise de jouer comme un dieu. Cette spécificité vient du fait qu’il ait été fabriqué à partir d’une dent du diable (Dave Grohl méconnaissable dans le film) au moyen âge. Ils partent donc à la recherche de cet objet sacré, cette quête étant un prétexte à vivre un paquet d’aventures, à rencontrer des personnages secondaires à mourir de rire (Ben Stiller, Tim Robbins, John C. Reilly…) et bien sûr à chanter des chansons vu qu’il s’agit d’un groupe de rock. Ce film est en effet une comédie musicale, très réussie.
Tenacious D: The pick of Destiny est au rock ce que The Blues Brothers de John Landis est à la soul. Le principe est très similaire : les aventures de deux losers, en mission divine et des chansons. Je sais, c’est réducteur mais c’est la trame principale des deux films. Le plus important dans ces longs métrages étant les chansons et leur intégration dans l’histoire. C’est le point fort de The Pick Of Destiny, la B.O. étant aussi sympa à écouter seule que celle des Blues Brothers. Le plaisir à la vision de ces deux films est le même. Donc, forcément, si comme moi vous adorez The Blues Brothers et le rock, voilà votre nouveau film de chevet…
Posté le 12.02.2007 par snake

En ce début d'année 2007, je vous propose une petite liste des films que j'attends le plus (et je pense que je ne suis pas le seul).
- [FONT=Impact]Grindhouse, de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez (sortie le 6 juin). Parce que Rodriguez et Tarantino, tout simplement.
- Hot Fuzz, d'Edgar Wright (sortie le 25 juillet). Parce que Shaun Of The Dead était génial et que celui ci s'annonce aussi bon. Faites vous une idée sur http://www.workingtitlefilms.com/trailers/hotfuzz_trailer_xlarge.php
- Smokin' Aces, de Joe Carnahan (sortie le 28 mars). Parce que le buzz est bon et que le film a l'air complétement barré.
- Spider Man 3, de Sam Raimi (sortie le 2 mai). Parce que Spider Man 1 et 2.
- Transformers, de Michael Bay (sortie le 25 juillet). Parce que Michael Bay et des robots géants qui pètent tout, ça fait un bon mélange.
- Tenacious D, The Pick Of Destiny, de Liam Lynch (pas de date de sortie). Parce que Tenacious D est le plus grand groupe de rock à l'heure actuelle (mais non, je m'enflamme pas!)
- The Simpsons, de David Silverman (sortie le 25 juillet). Parce que retrouver Homer et sa famille dans un épisode de 2 heures sur grand écran, c'est le rêve.
- Zodiac, de David Fincher (sortie le 25 juillet, comme tout le monde). Parce que Fincher est rare, ce n'est que son 6ème long et les 5 premiers étaient tous des chef-d'oeuvres (même Panic Room).
Il y en bien d'autre que j'attends, mais ceux ci sont les plus "excitants". Vous pouvez laisser un com pour dire si vous attendez aussi ces sorties ou si vous en avez d'autres en vue...[/FONT]
Posté le 22.01.2007 par snake

Les Aventures de Rocky, Suite Et Fin (normalement)
Rares sont les films à compter 5 suites. En fait, je n’ai pas vraiment cherché mais il n’y en a pas qui me viennent à l’esprit pour le moment à part Star Trek. Si vous en trouvez d’autres, laissez un com, vous gagnerez un porte clefs Bob l'éponge dédicacé par Christophe Lambert.
Trêves de concours stupides, revenons à nos moutons. Moutons qui sont en l’occurrence des boxeurs, et pas n’importe lesquels. Rocky Balboa est donc le sixième volet de la saga, commencée il y a 30 ans, sur le petit boxeur loser devenu deux fois champion du monde au cours des épisodes à force de courage et de persévérance. Ce sont ces qualités qui rendent le héros attachant. En effet, il n’est pas poussé par l’appât du gain ou la poursuite de la gloire. Il veut toujours se dépasser, pour lui-même et sa belle, Adrian (Prononcer « ADRIAAAAAANNNNN ! » torse nu, couvert de sueur et la tronche éclatée).
Le sixième volet renoue directement avec le premier. Rocky n’est plus un boxeur au sommet de sa gloire mais un simple patron de restaurant qui passe ses soirées à raconter ses plus beaux combats à ses clients. Par ce fait, il nous raconte aussi à nous, spectateurs, tout ce qu’il a fait dans les épisodes précédents. A l’instar du premier film, Rocky finira par se préparer pour un énorme combat final. Je ne vous dit pas comment il en arrive là, vous n’avez qu’à aller voir le film, comme tout le monde. En même temps, c’est aussi un peu dans la bande annonce…
La bande annonce, justement, comme son nom l’indique, annonce le film, je suis même tenté de dire tout le film. Après l’avoir vue, on sait dès la première séquence du film ce qui va se passer. Et je reviendrai sur ce point. Rocky Balboa s’ouvre sur la musique culte du premier épisode (Thème que l’on retrouve plusieurs fois dans le film, repris et magnifiquement réarrangé avec des violons) et une foule qui scande « Rocky ! Rocky !... ». Le titre du film défile alors en grosses lettres dorées alors que dans le fond noir, des images des combats et quelques moments forts du film apparaissent entourés de crépitements de flashes. L’émotion envahit alors immédiatement le fan du héros à qui il a manqué, les larmes commencent doucement à glisser le long des joues de l’amateur du noble art et des belles histoires, simples mais terriblement touchantes, comme le cinéma américain sait encore parfois les faire. Pour les autres, insensibles à ces premières images, je ne sais que vous dire, parce que là, je ne peux plus rien pour vous et votre cœur de pierre…
Inutile de vous le cacher, le scénario du film ne contient pas de grandes surprises. Tout ce qu’on attend est là. Le héros déchu, redevenu un loser, qui vit dans le passé et ses aventures des épisodes précédents, le nouveau défi à relever, l’entraînement intensif avec le montage obligatoire des progrès du héros (C’est expliqué avec une chanson dans un épisode de South Park) et le combat final ! Il n’y a donc aucune surprise mais bizarrement, ça passe tout seul ! Le fait de retrouver le héros après des années d’absence et une trame efficace, qui a déjà fait ses preuves auparavant, font que ce film se regarde sans aucun ennui. Rocky défend encore ses valeurs, celles du courage et du coeur contre un nouveau champion du monde de boxe, Mason Dixon, combattant efficace mais sans classe ni volonté, un héros peu populaire qui ne fait pas rêver comme le faisait Rocky en 76. C’est l’opposition entre ces deux styles de boxeurs, voire d’Hommes, qui constitue le principal enjeu du film pour une conclusion magnifique. La dernière phrase du commentateur lors du premier combat du film où l’on découvre le personnage de Dixon souligne ce changement « Le monde de la boxe aspire à retrouver un champion qui nous fasse rêver. » Il parle ici bien sur du Rocky de 1976 mais aussi de celui de 2006 qui n’a plus le physique, comme le montre toute la première moitié du film, mais qui a toujours cette volonté qui lui a fait atteindre les sommets. Car ici, la morale est la même que celle du premier volet « la volonté déplace les montagnes » (Merci les cours de scénario de DEUG…).
Pour conclure, ce film ne vous surprendra pas (sauf si vous n’êtes jamais allé au cinéma ces 80 dernières années) mais il se regarde avec un plaisir et une certaine nostalgie qui font quand même du bien. Franchement, il serait bête de bouder son plaisir à retrouver une vieille connaissance, un héros qui a mené nombre de jeunes vers la boxe pour imiter le personnage créé par Stallone (Et je sais de quoi je parle !).Bon, allez, moi je vais me remater le premier…
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