Créer un blog Présentation

Nom du blog :
snakefriends
Description du blog :
Critiques et avis sur la Culture, les loisirs et les média en général et le cinéma en particulier!
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
22.01.2007
Dernière mise à jour :
01.01.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Artistes Myspace (1)
· Blographies! (5)
· Ciné, dvd (15)
· Critiques au Micro Ondes (1)
· Divers / Vie du blog (22)
· Evenements (2)
· La bande annonce de la semaine (8)
· Musique/Concerts/Spectacles (2)
· News (1)
· Oldies (1)
· Politique (8)
· Prods maison (6)
· TV (20)
· Vidéos diverses/Clips (8)

Navigation

Accueil
Livre d'or snakefriends
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Terminator The Sarah Connor Chronicles, le pilote
· Les Simpson, le film
· Spider Pig, le héros du jour
· Dernier jour en Chiraquie...
· Spaced
· Prohibition, la B.A de la semaine (j'espere pas!)
· 1-18-08 le nouveau projet de J.J Abrams
· Dexter
· Asterix Aux Jeux Olympiques
· Tenacious D in : The Pick of Destiny

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

Venez nombreux
06.03.2008
bonjour
23.02.2008
tagueule
16.02.2008
Désolé
20.01.2008
Spaced Culte
20.01.2008
Spaced Culte
20.01.2008
Liens Pando pour la VoStFr
13.12.2007
La meilleure chose que nous ait procurer les US de
06.12.2007
salut
29.11.2007
MODE A PRIX FOU
16.11.2007
le héros
11.11.2007
salut
10.11.2007
Éric notre valet alla te laver ton ciré
29.10.2007
Hum..
27.10.2007
Great!
27.10.2007
??
07.10.2007
Best TV show ever
07.10.2007
Spider pig
07.10.2007
svp
05.10.2007
Arrêt sur image
24.09.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· dakota
· cinefilms
· monblogharrypotter
· nico95
· moviegamesother
· boly4ever
· hashi
· camille04
· maryene57530
· touchepasamasexitude



Crank

Posté le 18.03.2007 par snake
Aujourd’hui, la critique d’un film qui s’avère être la bonne surprise de la semaine : Crank, sorti cette semaine en France sous le titre Hyper Tension. Ce titre français fait tout de suite « direct to video », rappelant les plus mauvais Steven Seagal ou JCVD. Appelons donc le film Crank, ça sonne tout de suite mieux.

Il faut savoir que Crank est la première réalisation de Mark Neveldine et Bryan Taylor, qui étaient jusque là responsables des effets visuels sur quelques productions. C’est d’ailleurs cette patte visuelle qui se ressent le plus dans Crank. En effet, le scénario n’a rien de bien exceptionnel. Chev Chelios, un tueur à gage (interprété par Jason Statham), est empoisonné par ses anciens collègues et décide de se venger. Le poison agit directement sur le cœur et le seul moyen de le ralentir est d’augmenter son taux d’adrénaline par tous les moyens. Cette dernière idée pousse donc les réalisateurs à une mise en scène hyper rapide pour suivre la recherche de sensations et donc d’adrénaline du héros qui doit vivre le plus longtemps possible pour pouvoir assouvir sa vengeance.

La mise en scène est pleine de surprises et de trouvailles visuelles, entre le jeu vidéo et le clip. Dès le titre, l’univers du jeu vidéo est mis en avant avec une présentation style Megadrive, gros pixels et couleurs violentes inclus. Le scénario en lui-même fait très jeu vidéo, semblant être directement inspiré de missions de GTA, le héros changeant en permanence de véhicules, se battant avec différentes armes, poursuivant différents objectifs, etc. Les transitions entre les différents lieux se font à l’aide de plans « Google Earth » qui rappellent aussi le jeu. Si GTA devait être adapté un jour au cinéma, le film ressemblerai certainement à Crank. A l’inverse, Crank ferait certainement un bon jeu.

L’aspect visuel du film, toujours speed, rappelle aussi les clips. La première séquence, en vue subjective, avec sons et images déformées pour illustrer le malaise du personnage, fait immédiatement penser à Smack My Bitch Up de Prodigy. D'ailleurs, tout l'univers du film rappelle ce court métrage (à ce niveau de réalisation, on ne parle plus de clip). Tout le film étant une course contre la montre, la réalisation et le montage adoptent en permanence un rythme très élevé, comme c’est souvent le cas dans les clips mais tout en restant très lisibles malgrè la profusion d'effets et de plans. De nombreuses trouvailles dans les enchaînements des plans ou les incrustations donnent au film un univers visuel singulier, comme l’utilisation de split screens. On a vraiment le point de vue du héros, ses délires, même si c'est toujours très discret, par petites touches. Le film est bourré de trouvailles visuelles et c’est d’ailleurs son principal intérêt.

Crank est jouissif par sa mise en scène bourrée d’adrénaline et de testostèrone mais aussi par son héros qui, comme dans tout bon GTA, est un bad boy qui flingue tout le monde, se bat à mains nues contre une bande de motards, prend toutes sortes de drogues, conduit n’importe comment (et surtout vite), fait l’amour en public, etc. Tout cela pour la bonne cause, puisqu’il s’agit pour lui d’augmenter son adrénaline et ainsi, continuer à vivre (éviter le Game Over). Quand je vous disais que ça ferai un bon jeu. C’est le genre de héros bravant tous les interdits de la société auquel on aime s’identifier (je parle pour moi en tous cas…). Au final, ce film n’est pas qu’un simple actioner bien bourrin comme le laisse penser l’affiche et la bande annonce française mais un film plein d’idées qui annonce une brillante et alléchante carrière pour les deux réalisateurs.

Enjoy…



Dexter

Posté le 12.03.2007 par snake
Encore une petite avant-première aujourd’hui avec une série : Dexter. La série, en 12 épisodes a été diffusée d’octobre à décembre 2006 sur Showtime, chaîne de télé américaine à qui on devait déjà la superbe série des Masters Of Horror (bientôt une critique dessus, c’est promis !).

Je vais essayer de ne pas trop dévoiler l’histoire dans cette critique car le scénario de la série est très bien pensé. Contrairement à d’autres séries, il est fortement déconseillé de rater un épisode, même si le classique « Previously in… » de toute bonne série US est présent au début de chaque épisode. En gros, cette série est à voir comme un seul bloc, une sorte d’épisode de Masters Of Horror d’une grosse dizaine d’heures.

Venons en à l’histoire. Dexter, interprété par Michael C. Hall (David, le frère gay de Six Feet Under) est un expert en taches de sang pour la police de Miami. A ses heures perdues, il est aussi tueur en série pour éliminer les criminels qui ont échappé au système. Une sorte de justicier solitaire. Un jour, il découvre lors d’une enquête le « travail » d’un autre tueur en série et tombe en admiration sur son œuvre. Un petit jeu commence alors entre les deux « collègues ». J’arrête ici l’histoire, au premier épisode donc, pour vous laisser découvrir cette série par vous-même et ne pas vous gâcher la surprise.

Dexter est un personnage très intéressant dans le sens où il ne ressent aucun sentiment. Il est, comme il le dit lui-même, « vide ». Il a été adopté par un policier, Harry alors qu’il avait trois ans ne se souvient de rien avant son adoption. Il sait juste qu’il a subit un traumatisme qui lui donne une envie de tuer permanente. C’est pourquoi Harry a décidé de canaliser cette rage pour la rendre utile en faisant de Dexter un justicier. Elevé par un policier et les côtoyant en permanence (sa sœur travaille dans le même commissariat que lui), il a appris à tout faire pour ne jamais être pris, en obéissant à un code strict établi par Harry. La série débute alors que Dexter a déjà tué de nombreuses fois et découvre le travail d’un autre tueur, surnommé le « Ice Truck Killer ». La rencontre avec le travail de ce tueur va l’obliger à remettre en cause toute sa vie.

C’est toute cette remise en cause qui est le point central de la série. Sa vie si bien organisée commence à changer, il en perd le contrôle, si important pour lui. Il se met à faire des erreurs, à ressentir des émotions, à s’humaniser en fait. Cette série apporte donc une approche totalement différente des tueurs en série en ne se plaçant pas, comme c’est souvent le cas, du côté de la justice mais du côté d’un tueur. Toute la série est principalement vue du point de vue de Dexter. Malgré son statut de serial killer, Dexter n’est pas le « méchant », car ses meurtres sont justifiés, à ses yeux. Il enquête et remplace alors le système juridique. C’est le petit problème moral que peut poser la série : elle justifie la peine de mort et encourage même à faire la justice soi même. Même si tous ceux que tue Dexter sont les pires criminels imaginables, ils restent des humains, des citoyens qui ont droit à un jugement équitable. Pour lui il ne fait que rendre la justice à la place du système qui a laissé s’échapper ces monstres. C’est lui qui juge ces différentes personnes et qui les exécute. Cette morale, très américaine du justicier solitaire en dehors du système peut-être discutée mais elle donne à la série une atmosphère sombre assez originale pour une série policière.

Au final, cette série est à voir absolument pour son scénario et sa mise en scène même s’il ne faut pas la prendre au premier degré et réfléchir à la question de la justice et de la peine de mort aux States en particulier. Enjoy!

KOBK 2K7, Stairway To Hell

Posté le 10.03.2007 par snake
Comme ce blog sert aussi à parler de nos productions, voilà des news! Hier après-midi a eut lieu le premier tournage des Productions Tsunami, association de plusieurs groupes de réalisateurs caennais dont SG Entertainment et Crystal Pictures.

A l'heure actuelle, ce film s'intitule Kill or Be Killed 2K7, Stairway To Hell, est réalisé par Simon Gosselin et devrait être présenté sur ce blog ou ailleurs dans les semaines à venir. Il s'agit d'un film d'action dans un univers cinématographique proche du polar de HK, déjà vu chez le réalisateur en 2005 dans Kill or Be Killed.

Le montage images étant quasiment terminé, c'est au tour du compositeur, Dominique Le Coutour (Egalement acteur et producteur du court-métrage) de s'atteler à la tâche...

Prochainement, des news et une petite retrospective de nos prods...

Merci

Posté le 06.03.2007 par snake & friends
Merci à tous de venir aussi nombreux sur ce petit blog. Apparement, vous le trouvez intéressant puisque cette nuit, nous avons passé la barre des 1000 visiteurs depuis l'ouverture, fin janvier. Pour vous remercier, le rythme des critiques devrait s'accélérer dans les semaines à venir, avec l'accueil de nouveaux chroniqueurs actuellement en train de se préparer dans un camp d'entraînement secret de l'armée pour être au point. Oui, chez nous on recrute des tueurs...

Tenacious D: The Pick Of Destiny

Posté le 06.03.2007 par snake
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un film qui n’a malheureusement aucune date de sortie française pour l’instant alors qu’il est sorti en novembre aux States (l’avantage de vivre à L.A.). Voilà donc une petite critique d’un film « déjà culte pour certains » (hommage à AD). Tenacious D : The Pick Of Destiny est absolument génial pour pas mal de raisons. Je sais, je m’enflamme, mais ceux qui auront vu le film me comprendront facilement.

Ce film de Liam Lynch (à priori aucun lien de parenté avec l’autre) raconte l’histoire des Tenacious D, le groupe de rock de Jack Black et Kyle Gass. Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage fortement à découvrir leurs chansons, notamment Tribute. Ce groupe est en effet le plus grand groupe de rock de tous les temps. En fait, c’est ce qu’ils disent et c’est vrai qu’ils ne sont pas trop mal. Leur musique est géniale et leurs textes à pleurer de rire, du bon quoi… Bref, revenons au film.

En gros, l’histoire est celle de la rencontre de deux losers qui veulent devenir des stars du rock mais d’abord, ils doivent gagner un petit concours dans un bar pour payer le loyer. Leur principal problème est alors de trouver l’inspiration pour écrire un morceau anthologique. Ils découvrent alors par hasard qu’un médiator, Le Pick of Destiny du titre, permet à n’importe quel guitariste qui l’utilise de jouer comme un dieu. Cette spécificité vient du fait qu’il ait été fabriqué à partir d’une dent du diable (Dave Grohl méconnaissable dans le film) au moyen âge. Ils partent donc à la recherche de cet objet sacré, cette quête étant un prétexte à vivre un paquet d’aventures, à rencontrer des personnages secondaires à mourir de rire (Ben Stiller, Tim Robbins, John C. Reilly…) et bien sûr à chanter des chansons vu qu’il s’agit d’un groupe de rock. Ce film est en effet une comédie musicale, très réussie.

Tenacious D: The pick of Destiny est au rock ce que The Blues Brothers de John Landis est à la soul. Le principe est très similaire : les aventures de deux losers, en mission divine et des chansons. Je sais, c’est réducteur mais c’est la trame principale des deux films. Le plus important dans ces longs métrages étant les chansons et leur intégration dans l’histoire. C’est le point fort de The Pick Of Destiny, la B.O. étant aussi sympa à écouter seule que celle des Blues Brothers. Le plaisir à la vision de ces deux films est le même. Donc, forcément, si comme moi vous adorez The Blues Brothers et le rock, voilà votre nouveau film de chevet…

Blographie de Snake

Posté le 27.02.2007 par snake & friends
Aujourd'hui, la blographie de Snake (AKA Marvin Nash, Snake P, SG...)

1982 - Naissance de Snake, quelque part entre Moscou et Sidney.

1983 - Premiers pas, première chute, première fracture, première arrivée aux urgences, le tout en moins de 2 minutes 27 secondes.

1984 – S’engage dans l’U.S. Navy et devient le plus jeune Marines de l’histoire de l’armée américaine.

1985 – Retour à la vie civile, apprend à réfléchir par lui même, énorme choc émotionnel, fracture du lobe frontal du cerveau, quatre mois dans le plâtre.

1986 – Rencontre avec le Dalaï-Lama qui lui apprend à monter à dos de lama en écoutant du Serge Lama. Chute du haut de l’Everest, 5 mois d’hôpital.

1987 – Gagne plusieurs millions de francs au loto et les perd le soir même au casino de Saint Aubin sur Mer.

1988 – Remporte le concours du plus gros mangeur de pop-corn en ingurgitant 68,682 kilogrammes de maïs en moins de 2 heures. Indigestion, 3 mois d’hôpital.

1989 – Apprend à faire ses lacets et abandonne à jamais et à regret les chaussures à scratches.

1990 – Piqué à de nombreuses reprises par une armée de méduses roses mutantes alors qu’il visite l’épave du Titanic. 2 mois d’hôpital.

1991 – Rencontre avec la Mafia, apprend à nager avec des chaussures en béton dans la Seine. Un mois d’hôpital.

1992 - Inventeur de la caméra infra-rouge qui marche à l’énergie solaire. Echec commercial.

1993 – Réussit à vendre son stock de caméras infra-rouges à énergie solaire à l’armée canadienne. Simon est activement recherché depuis sur tout le continent nord américain.

1994 – Affronte un poulet géant dans une arène à Tokyo devant plus de 50 000 personnes. Retransmis en direct à la télévision, l’émission réalise le record d’audience depuis Godzilla.

1995 – Transporte pour un ami des sachets de sucre en poudre, de Colombie en France. Parce que le sucre colombien, c’est super bon. Contrôlé par les douanes, il déclare : «c’est mon premier jour… » . Il est alors arrêté et incarcéré pour trafic de stupéfiants. Après vérification, il s’agissait en effet de sucre en poudre. Simon est relâché trois mois plus tard.

1996 – Première (et dernière) course de caribous autour du monde sans escale. Simon arrive second, derrière un canadien qui sera convaincu de dopage en 1998. Simon récupère alors la médaille d’or que le canadien avait fait fondre pour se faire un dentier.

1997 – Premier voyage spatio-temporel, sans usage d’hallucinogènes. Il découvre que les dinosaures étaient super intelligents mais n’avaient pas de pouces. Du coup, ils pouvaient pas faire grand chose (regardez Mon Beau-Père et Moi, c’est expliqué avec un chat…).

1998 – Vole les rushes d’un documentaire sur l’équipe de France de football à un mec bourré. Sent le potentiel commercial du film et fête ça dans un bar. Ivre mort, il se fait à son tour subtiliser les cassettes…

1999 – Envoyé en mission secrète par les Russes pour réparer la station Mir qui menace de s’écraser sur terre (oui, en fait, Paco Rabanne avait raison !!). Il rencontre un extra-terrestre, l’attrape et le revend super cher à la CIA.

2000 – Découvre le vaccin contre la rage avec 114 ans de retard sur Pasteur mais en utilisant un four à micro-ondes.

2001 – Rate son avion pour New-York, suite à une panne de réveil. Il devient le suspect numéro 1 des attentats du 11/09 pour le FBI. Ses récentes relations avec la CIA l’aideront à s’en sortir.

2002 – Conseiller en image de Lionel Jospin, lui souffle « définitivement » lors du discours au soir du 21 avril. Kiné de l’équipe de France de football en Corée. Conseiller financier de Jean Marie Messier. Fini élu « Chat Noir de L’année » par le magazine Forbes.

2003 – Tentative de suicide en se pendant avec l’élastique de son pyjama, après avoir ingurgité un tube complet de calmants, qui se sont avérés être des médicaments homéopathiques. 2 mois de coma, 3 d’hôpital (psychiatrique).

2004 – Publie son livre « ma traversée du désert », qui retrace sa vie entière. Dreamworks, Warner, Universal et Miramax s’associent pour acheter les droits d’adaptation à perpétuité afin d’empêcher quiconque de monter ce projet ridicule qui porterait atteinte au cinéma même.

2005 – Monte sa société de laveurs de carreaux sur Paris. Les employés sont des singes qui escaladent les façades et nettoient les vitres. A l’heure actuelle, nombre de ses employés se sont échappés, se promènent et se multiplient dangereusement dans la capitale, terrorisant la population. Bertrand Delanoë, le chasse et le contraint à se rendre à Londres d’où il organise la résistance simiesque grâce à la BBC.

2006 – Remporte le premier tournoi de catch Interceltique organisé en marge du festival de Lorient.

2007 – Signe un CDD de conducteur de chasse neige pour les mois de janvier et février dans une célèbre station de ski. Au chômage technique pour causes météorologiques, il chasse les cailloux et les marmottes à défaut de neige. Emigre aux States pour voir les films et les séries avant tout le monde…

Blographie de M. Dominique Le Coutour

Posté le 26.02.2007 par snake & friends
1984 : Naissance à Cherbourg dans une poubelle. Abandonné par ses parents dans une fourrière en échange d’un caniche nain à trois pattes, borgne. Adopté par une famille de dégénérés alcooliques.

1985 (12h16) : premier mot : « Spielberg »

1986 : RAS

1987 : Premier accident de deltaplane. Séquelles lourdes.

1988 : Prix Nobel de Cinéma pour Vivre ou la conscience humaine libérée

1989 : Bac Cinéma à Harvard (Calvados) mention « putain ça déchire !»

1990 : Coupe du monde de Cinéma, éliminé en demi-finale contre le Nicaragua qui l’emporte avec le film La Felación.

1991 : Conscient de son alcoolisme, il tente de l’oublier dans la boisson.

1992 : Fait le tour du monde en tuk-tuk dans le sens inverse et en marche arrière.

1993 : Echec avec son film Vivre ou la conscience humaine libérée II (trois entrées dont deux fois lui)

1994 : Sélectionné dans l’équipe de France de football. Il reste en France avec ses coéquipiers et regarde le mondial à la TV.

1995 : Découvre qu’il faut enlever le cache de la caméra pour les prises de vues et obtient pour cela le Grand Prix des Arts et Techniques des mains de Jack Lang.

1996 : Reçoit la Palme d’Or et doit la rendre dans la demi-heure suite à une erreur du jury. Il n’avait, en effet, pas de film en compétition cette année-là.

1997 : Découvre qu’il faut mettre de la pellicule dans la caméra et reçoit son second Grand Prix des Arts et Techniques des mains de Jacques Toubon (qui n’est plus ministre mais qui a gardé un stock de Prix et récompenses qu’il écoule au marché noir).

1998 : Réalise Les Yeux dans les Bleus mais se fait piquer les rushes alors qu’il était ivre mort pour fêter la victoire en finale.

1999 : Il croit Paco Rabanne au sujet de la station Mir et va se réfugier dans une grotte au Pakistan où il reste bloqué pendant un an après un éboulement.

2000 : Bloqué dans sa grotte, il réalise un documentaire, Mon ami Oussama ou l’amour de l’aviation, sur un homme qui veut visiter New-York en avion.

2001 : Odyssée dans l’espace avec Stanley Kubrick

2002 : Disparaît tragiquement en mer suite à l’explosion mystérieuse de son bateau à voiles, le Titanic 2.

2003 : On le retrouve errant sur les côtes néo-zélandaises avec des kiwis. Second accident de deltaplane : il avait laissé un kiwi piloter.

2004 : Découvre une faille spatio-temporelle à la Fac de Caen, d’où sort un homme des années cinquante.

2005 : Re-disparaît tragiquement sur la terre ferme dans l’explosion stupide de son bateau, le Titanic 3

2006 : Réapparaît aussi tragiquement qu’il avait disparu.

2007 : Se consacre à la sculpture sur éponge et à la peinture au fennec pour oublier le cinéma, le deltaplane et la navigation.

Blographies de l'équipe

Posté le 26.02.2007 par snake
Afin de mieux connaitre les différents chroniqueurs qui s'affairent sur ce blog, nous vous proposons une série de blographies (des biographies des blogers quoi!). Bien sûr, toutes les informations divulguées sont authentiques et vérifiées par un collège d'experts composé d'éminents scientifiques, journalistes et bûcherons.

Le Système Spielberg en question (part 2/2)

Posté le 26.02.2007 par Dominique Le Coutour
Une série inégale

Aujourd’hui la série reste encore largement méconnue. Il y a peu de choses à retenir sinon quelques bons moments. Le casting des réalisateurs aux talents disparates pose problème : des tâcherons auxquels on demande de faire du Spielberg côtoient des grands noms qui la plupart du temps sortent leur épingle du jeu, même si, là encore il n’y a pas de quoi crier au génie. C’est en partie pour cela que la série a si mal vieilli : il y a trop de différence de qualité d’un épisode à l’autre.
La série réserve néanmoins quelques bonnes surprises. L’épisode Papa, momie de William Dear où un acteur déguisé en momie est poursuivi par des villageois vengeurs rappelle du Burton d’avant l’heure. Le Cinéma Secret de Paul Bartel (réalisateur de Death Race 2000 en 1975), très drôle, est digne d’un vrai film de cinéma, par son ambition affichée. En revanche, des épisodes comme L’incroyable vision, La Poupée, ou L’Encyclopédie vivante qui reprennent des thématiques du cinéma fantastique (télépathie, tueurs en série, phénomène surnaturels et transfert d’identité) souffrent de leur cadre télévisuel. C’est là un autre problème de la série : vouloir rivaliser avec une esthétique de cinéma (la photographie propose une lumière très travaillée, de même que la musique, orchestrale, est composée par des grands noms du cinéma : John Williams, Georges Delerue, Jerry Goldsmith, Michael Kamen) sans toutefois y arriver. Le cadre au format 4 : 3, norme télévisuelle oblige, réduit la vision de cinéastes comme Joe Dante ou Clint Eastwood qui sont plus habitués au scope et à la vision large. L’épisode de Joe Dante (Bouh !) se révèle d’une rare médiocrité, la mise en scène, peu inspirée, ne sauvant pas un scénario banal et sans surprises. Même les épisodes réalisés par Spielberg déçoivent : Le Train fantôme et La Mascotte passent mal à l’épreuve du show télé. La vision du cinéaste, qui a toujours eu besoin du format scope pour faire exister ses mondes, est ici considérablement rétrécie. Duel, pourtant, parvenait à dépasser le 4 : 3 pour exploser les limites de l’espace. Il n’en est pas de même ici, Spielberg choisissant souvent l’ambiance et les situations au profit de son habituelle virtuosité de mise en scène. Amazing Stories est davantage une série de scénario où l’histoire et les personnages priment sur le cadre et le découpage.
Les meilleurs épisodes restent ceux de Martin Scorsese, Miroir, miroir (un écrivain voit son double maléfique le pourchasser dans les miroirs) et Clint Eastwood, Vanessa in the Garden, où un artiste qui vient de perdre sa femme se met à la peindre et la fait ainsi revivre dans ses cadres. Ces deux histoires assez proches, écrites par Spielberg, le révèlent volontiers réflexif quant à son métier de créateur.

Amazing Stories reste au final une série décevante, parfois médiocre mais qui contient quelques épisodes divertissants. Le divertissement est ici érigé en système de pensée, Spielberg affirmant que le cinéma, et plus largement les images (la peinture, le dessin animé) et l’entertainment dont il est l’un des maîtres d’œuvre, sont une formidable machine pour émerveiller les enfants que nous sommes. Pour le cinéaste, une image n’est jamais qu’un monde où il convient de rester enfant si l’on veut encore pouvoir s’étonner des choses. L’entertainment (comme monde ludique des images) est un rempart pour préserver l’innocence de la violence du monde (l’autre versant de son œuvre : La Couleur Pourpre, L’Empire du Soleil, La Liste de Schindler).

Le Système Spielberg en question (part 1/2)

Posté le 26.02.2007 par Dominique Le Coutour
Sortie pour la première fois en DVD en décembre 2006, la série Amazing Stories (1985) propose 24 épisodes de qualité inégale. Première série entièrement conçue par Steven Spielberg pour le petit écran, elle montre à la fois l’ambition et les limites d’un auteur qui a toujours eut la confiance d’Hollywood et le contrôle absolu de ses projets, au détriment, parfois, des cinéastes qu’il a fait travailler.

Le « système Spielberg »

Le principe de la série est de mettre des cinéastes reconnus (Eastwood, Scorsese, Dante, Bartel) ou prometteurs (Dear, Joanou, Carter) à la tête des épisodes qui se succèdent hebdomadairement. L’audience ciblée par le show est le public familial, d’où un aspect consensuel. Clairement, Spielberg tente de transposer à la télévision ce qui a fait son succès au cinéma : les scénarios mettent en avant des thèmes fantastiques ou burlesques dans la lignée de E.T., Indiana Jones et 1941. Les spectateurs habitués au Spielberg « suspense et terreur » de Jaws ou Duel en sont pour leurs frais.

Avec Amazing Stories, Steven Spielberg s’offre le luxe du statut de producteur tout-puissant qui imagine, conçoit, écrit parfois, les épisodes et sélectionne les réalisateurs qui auront pour tâche de les réaliser selon sa volonté. Amazing Stories est une série labellisée Spielberg, conçue et vendue comme telle. Le cinéaste a recréé avec Amblin, sa société de production, les valeurs du Hollywood d’avant la vague des années 70 (le Nouvel Hollywood de Scorsese, Coppola, Milius, Bogdanovich, De Palma, cinéastes qui revendiquaient leur statut d’auteur contre la machine des studios). A contre-courant de cela, Spielberg reproduit un système où le producteur est au centre de la création. Le règne du « Steven Spielberg présente » commence et s’épanouit en ce milieu des années 80, époque où le cinéma connaît un regain de conservatisme économique et culturel. D’aucuns diront qu’il en est pour partie responsable.

Le cinéaste est l’auteur des idées originales de tous les épisodes, dont il écrit quelques uns, et laisse à de jeunes auteurs le soin d’écrire les autres, mais toujours suivant ses ordres. Cette présence écrasante du Commandeur produit un effet pervers inhérent au projet : la plupart des scénarios se contentent d’aligner les codes d’un univers prétendument spielbergien (l’enfance incomprise dans un monde adulte tourné en dérision, le recours récurrent au « malentendu » source de quiproquos, la poésie liée au monde de l’enfance, le rêve, l’appel de l’aventure, etc.). La mainmise de Spielberg sur les projets bride et édulcore des scénarios qui auraient parfois nécessité plus de liberté de ton ou de thématique. Le discours global de la série va trop souvent dans le même sens, empêchant par-là même une pluralité de points de vue et d’approches. On sent que Spielberg est encore mal à l’aise avec son concept. Il y a chez lui la volonté farouche d’ériger son savoir-faire acquis au cinéma en système, au détriment de l’inventivité. Force est de constater que Spielberg échoue à faire tenir debout sa série. Au bout de la deuxième saison, elle est jetée aux oubliettes par la chaîne.
Première page | <<< | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus