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snakefriends
Description du blog :
Critiques et avis sur la Culture, les loisirs et les média en général et le cinéma en particulier!
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
22.01.2007
Dernière mise à jour :
01.01.2008
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Heroes, Saison 1

Posté le 26.05.2007 par snake
Heroes, une série sacrifiée sur l’autel du politiquement correct...


Après avoir loué les qualités subversives, entre autres, de la série Heroes, spécialement son vingtième épisode (voir article TV du 12 mai), je reviens sur mon jugement concernant la série après avoir vu le dernier épisode.

Pour résumer la situation, on est face à une excellente série durant 22 épisodes, avec un univers sombre, des personnages très intéressants, des rebondissements, un très bon scénario, etc. Et toute la série s’écroule lamentablement au cours du dernier épisode. Cet ultime opus donne seulement envie de vomir. Tout le monde se retrouve et les personnages se déclarent leur amour mutuel à longueur de temps car « c’est l’amour qui va tous nous sauver ». Les personnages (surtout Nathan) se rachètent en se sacrifiant pour la communauté. Très christique tout ça… De même, l’affrontement final, attendu depuis le début de la saison est court et sans intérêt. La série est véritablement gâchée par une fin gentille (que je ne vais pas dévoiler ici, je vous laisse la mauvaise surprise) et très politiquement correcte… Passer du subversif au politiquement correct, un retournement digne d’un membre de notre gouvernement…

Le dernier épisode remet aussi en cause, par son happy end, tout le scénario de la saison qui, du coup, ne tient absolument plus la route. Comme je l’avais expliqué lors de l’article précédent, en faisant le parallèle avec Minority Report de Spielberg, les personnages savent qu’une catastrophe se prépare (l’explosion de New York) et tout ce qu’ils font pour l’empêcher ne fait que réunir les éléments qui vont y mener. Tout se passe à merveille pendant un peu plus de 22 épisodes (le début du 23 étant encore correct) avant cette fin pitoyable. En gros, il faut regarder les 22 premiers épisodes et se faire son propre final. Prenez une caméra, une dizaines de potes et tournez votre version, ça sera toujours mieux que ça ! Quand on voit le dernier opus, on ne peut qu’espérer qu’il ne s’agisse que d’une mauvaise blague des producteurs de la série qui finiront par sortir une vraie fin à la série. On espère…

Oublions donc le dernier épisode et consacrons nous au reste de la série, géniale la déception passée. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, on est dans un univers à la X Men où des personnes ordinaires se découvrent des super pouvoirs. Cette filiation est d’ailleurs assumée, Stan Lee, le créateur des X Men jouant un petit rôle dans un épisode, comme dans toutes les adaptations de ses œuvres. Tous les personnages sont très intéressants et attachants (même si Peter est vite chiant avec sa mèche !). Mais je ne vais pas trop en dévoiler pour ne rien gâcher, les rebondissements étant nombreux et souvent très bons.

Cette série est véritablement une œuvre post 9/11 comme je l’ai déjà dit dans l’article précédent, notamment avec l’ouverture de USA sur l’extérieur et l’explosion en plein cœur de New York. Au début de la série, la seule menace connue est celle de l’explosion de la ville et les personnages font ce raccourci très énervant pour les européens : sauver NY = sauver le monde ! Au cours de la série, les choses sont remises à leur place (épisode « 0.07% ») même s’il est vrai que le sort du monde entier découle de cette explosion. Cette série montre aussi qu’il existe autre chose au-delà des frontières américaines, que tout le monde est lié et appartient à un tout. On assiste donc à une mondialisation, non plus économique mais humaine, de la pensée et des actions. Un bon point.

Un des aspects un peu énervants de la série, et typiquement américain, est la responsabilité de Dieu dans l’histoire. Dans Heroes, l’aspect divin des personnages est abordé, notamment avec la multiplication des apparitions d’un signe, disséminé tout au long de la série et commun à tous les protagonistes, que Hiro, un des personnages, traduit par « Godsend » soit « envoyé de Dieu ». Cela se confirme par le sacrifice de Nathan, fils d’un homme tout puissant qu’on n’a jamais vu, qui se sacrifie pour sauver le monde ! Enervant !

La fin de la première saison lance aussi des pistes intéressantes pour la seconde mais la déception est telle qu’il sera difficile de la regarder sans regretter les meilleurs épisodes…

Enjoy (de l’épisode 01 à 22 puis allez prendre l’air)…

ps: Message aux scénaristes et réalisateurs de la série: C'est bon, la blague a assez duré, vous pouvez nous donnez la vraie fin... ah! c'était pas une blague... c'est ça le final de la meilleure série de l'année... Vous avez été remplacés par une bande de bisounours sous calmants? ou alors vous avez perdu tout votre talent en quelques mois desespérés par l'élection de Sarko? Désolé de constater qu'on peut vendre son âme pour tourner une deuxième saison...

Ligue 1 nous voilà!

Posté le 26.05.2007 par snake & Joe
Petit article sport (pour changer de la TV, du ciné et de la politique !), juste pour féliciter les joueurs du Stade Malherbe de Caen qui retrouveront la Ligue 1 la saison prochaine. A l’issue d’une saison pleine de rebondissements, au niveau sportif comme médiatique (voir article du 11 avril dans la rubrique divers) l’équipe normande a terminé en seconde place du championnat, entre Metz et Strasbourg, équipes qui retrouveront elles aussi l’élite.

Bravo à tous les joueurs et spécialement Yoan Gouffran et Julien Toudic qui ont fait une saison énorme (de notre point de vue).

Allez Malherbe !

ps: La photo est celle de la "fête" dans le stade lors de la dernière montée.

Merci encore à tous les visiteurs...

Posté le 20.05.2007 par snake & friends
Tradition oblige, je met en ligne un nouveau billet pour fêter le passage des 5000 visiteurs depuis la création du blog fin janvier! La barre des 4000 avait été franchie le 4 mai et depuis ce jour, ce blog a connu un nouveau visage. Vous y avez trouvé un peu plus de politique qu'à l'habitude, en raison de l'actualité, mais cela ne vous a apparement pas génés puisque vous êtes toujours aussi nombreux à passer chaque jour. Ce blog est devenu militant et politiquement engagé, en accord avec le point de vue des différents rédacteurs (de nouvelles adresses ont d'ailleurs rejoint la page des sites favoris).

Je renouvelle une fois de plus mon appel aux lecteurs pour qu'ils laissent des commentaires. Donc n'hésitez pas à écrire quelques lignes, donner votre avis, critiquer, parler de vos coups de coeur...

Merci encore à tous les fidèles qui laissent régulièrement des messages (Hashi, Where are you?) et apportent aussi leur pierre à la réussite de ce blog. Quand je dis "réussite", je me fie au classement de Center Blog où nous sommes classés n°3 dans le top des blogs et n°2 au niveau des blogs cinéma. Je ne sais toujours pas comment ce classement est établi donc si quelqu'un est au courant, qu'il laisse l'info!

Merci à tous et n'hésitez pas à faire tourner l'adresse!

PS: En illustration de ce billet, une photo de Shawn Of The Dead pour vous faire patienter avant une série d'articles sur les créations de la bande d'Edgar Wright et Simon Pegg...

Zodiac

Posté le 18.05.2007 par snake
Présenté à Cannes hier, en compétition officielle le dernier long-métrage de David Fincher occupe vraiment une place à part dans sa filmographie (Alien 3, Se7en, The Game, Fight Club et Panic Room).

Directement inspiré de faits réels, Zodiac suit l’enquête de policiers et de journalistes dans l’affaire du tueur en série qui terrorisa la Californie de 1966 à 1978. Le Zodiac, nom que le tueur s’était donné, serait coupable de 37 à 200 meurtres. Aucun suspect ne fut inculpé et l’affaire n’est toujours pas élucidée. Le film est une adaptation de deux livres, Zodiac (1986) et Zodiac Unmasked (2002) écrits par Robert Graysmith (joué par Jake Gyllenhaal dans le film), illustrateur obsédé par l’affaire au point de tout abandonner pour tenter de l’élucider. L’obsession est d’ailleurs un des thèmes majeurs du film qui montre que tous ceux qui ont tenté de résoudre l’enquête (policiers et journalistes) y ont laissé leur vie privée et leur santé, le tueur les manipulant, jouant avec eux en permanence.

Le film commence par quelques scènes de meurtre très violentes et à l’impact très fort qui scotchent véritablement le spectateur à son fauteuil puis suit l’enquête sur un rythme beaucoup plus lent. Pourtant, sur les 2h30 , on ne s’ennuie pas une seule seconde. Assis dans son fauteuil, le spectateur suit des années d’enquête, de recherche d’indices, de jeu entre la police et le tueur. Cet aspect ludique du serial killer rappelle évidemment un autre film de Fincher, Se7en où le tueur « s’amusait » aussi avec les enquêteurs. Toute l’affaire est passionnante très prenante et loin d’une autre adaptation de cette histoire en feuilleton de l’été avec Francis Huster !



Le casting est sublime (loin de Francis Huster donc) avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo (dédicace à Théo !), Anthony Edwards (le Dr Greene de Urgences qui a pris du poids et des cheveux), Robert Downey Jr (qui joue un alcoolique, un rôle de composition quoi !) et un paquet d’autres acteurs tous aussi excellents ! Pourquoi ne pas envisager un prix d'interprétation pour l'ensemble du casting masculin, comme pour Indigènes l'an dernier? Ce qui pourait paraitre normal pour ce film...

Forcément, quand on parle de David Fincher, il faut parler du côté technique du film et des trouvailles visuelles. Dans ce film, tourné avec une caméra numérique de dernière génération, très peu de plans séquences complexes comme il en a l’habitude. Fincher fait dans la sobriété (très relative). Seuls quelques moments nous rappellent qu’il est le réalisateur. Par exemple celui du taxi où la caméra est placée à la verticale du véhicule et suit ses déplacement dans les rues. Un plan qui rappelle clairement les premiers GTA sur Playstation. Un autre plan « à la Fincher » est la construction d’un building en accéléré avec un panoramique vertical, qui fait penser à un clip ou une pub, univers du réalisateur au départ. Ce plan sert aussi à montrer le temps qui passe, élément essentiel de l’histoire.

En effet, l’enquête se déroule sur plusieurs décennies et le travail de reconstitution historique est bluffant, aucun détail n’étant laissé au hasard (comme toujours chez Fincher) que ce soit au niveau des décors et accessoires ou de l’histoire. Pour preuve, le nombre impressionnant de consultants à la fin du générique. Tous les protagonistes de l’enquête encore en vie, leurs familles ou leurs successeurs sur l’affaire ont été interviewés par le réalisateur qui a aussi refait tout le parcours du tueur avec la police et lu près de 10 000 pages de rapports et de documents. Son tour de force a été de réussir à compiler une masse d’informations énorme (plus de 30 ans d’enquête) en un film de 2h30.

Au final, un film atypique pour le réalisateur, loin de ses prouesses techniques habituelles, mais qui s’en sort habilement en nous proposant un film très léché (composition du cadre et mouvement de caméra parfaits, comme toujours) avec un scénario passionnant (on mène l’enquête avec les personnages) et des acteurs exceptionnels.

Enjoy…

Bienvenue Président!

Posté le 16.05.2007 par snake
Aujourd’hui, « notre » nouveau président prend officiellement ses fonctions. Pour fêter cet événement, voici un petit montage réalisé avant les élections, Sarko en Vrai. Il présente une sorte de bilan de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l’intérieur et peut donner une petite idée de ce qui nous attend…

En gros, c'est un petit cours de rattrapage pour ceux qui auraient oublié qu'il était déjà au pouvoir depuis quelques années. Voici donc un film pour les poissons rouges qui votent bleu...

Image ou texte alternatif



Bien sûr, on va me dire que je m’acharne sur lui, que c’est de la propagande, qu’on fait dire ce qu’on veut à des images (il le sait, il le fait aussi, utilisons les mêmes armes qu’eux !), qu’il ne faut pas taper sur les plus petits que soi, qu’il a été élu démocratiquement, qu’il n’a encore rien fait de mal et qu’on a qu’à attendre (en serrant les fesses !), qu’il a l’air sympa, qu’il a de beaux cheveux, que c’est celui qui dit qu’y est, etc.

Mais bon, je persiste à penser qu’on est dans la merde et que ce n’est certainement pas lui qui va nous en sortir. Bien sûr, cette prévision pessimiste ne s’applique pas à vous si vous êtes milliardaire et / ou possédez des journaux / chaînes de TV / yacht / grandes industries (rayez la ou les mentions inutiles).

N’oubliez pas que la liberté d’expression ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas…

Bientôt de nouvelles critiques de films et moins de politique, si les événements le permettent.

PS : Pour les résistants Caennais, rassemblement ce soir, 19h, place du théâtre.

Nouveau Président, Le Chanteur Masqué

Posté le 14.05.2007 par snake
Voici un lien vers une chanson du chanteur masqué (la voix vous rappellera forcément quelqu'un...), Nouveau Président. Elle est d'actualité, étant donné qu'elle vient juste d'être écrite en réponse aux résultats des récentes éléctions et tente de comprendre les motivations de français. Je sais bien que ça ne plait pas à tout le monde d'avoir de la politique sur un blog sur le cinéma et la Culture mais là, la chanson est très drôle et malheureusement aussi très juste, comme souvent chez cet auteur dont j'ai déjà parlé au sujet du documentaire sur Sarkozy. En fait, c'est aussi histoire de faire patienter les lecteurs le temps que je finisse les critiques en cours d'écriture!

Enjoy...

http://fairtilizer.com/tracks/1306

Laissez moi votre avis...


Et en bonus, un petit site super drôle (tant que ce n'est qu'une blague!) Peut-être bientôt la version officielle...


http://delation-gouv.fr/index.php


Merci beaucoup à l'ami Bastien pour le lien vers le site!

Continuons la résistance médiatique et la lutte par l'humour et la réflexion!!

Heroes, Une série subversive ?

Posté le 12.05.2007 par snake
Attention, cet article s’adresse à ceux qui connaissent et qui ont déjà vu quelques (une vingtaine quoi !) épisodes de la série Heroes, diffusée depuis septembre sur NBC et bientôt sur TF1 en France. J’imagine que de nombreuses personnes sont déjà fans puisque la série est la plus téléchargée au monde ! La première saison n’est pas encore terminée (les deux derniers épisodes passent les 14 et 21 mai) mais le vingtième épisode m’a tellement marqué par son côté subversif qu’il fallait que j’en parle. Un prochain article reviendra bientôt sur la saison complète, comme je l’avais fait pour Dexter. Les prochaines lignes sont donc réservées aux téléspectateurs ou internautes qui ont déjà vu les 20 premiers épisodes. Désolé pour les autres mais cela risquerait de vous gâcher beaucoup de surprises…

Revenons donc sur le vingtième épisode de la première saison, qui en comptera 23 au final. Toute l’action se déroule 5 ans dans le futur et permet donc d’en apprendre beaucoup sur les personnages et ce qu’ils deviennent dans un futur probable. "Probable", puisque Hiro peut encore changer l’Histoire, ou non. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la série. En essayant d’empêcher la destruction de New York les personnages ne font que réunir tous les éléments qui mèneront à l’explosion… Un peu selon le principe de Minority Report de Spielberg. Cela laisse présager d’une fin de saison énorme !

Cet épisode dans le futur m’a frappé par son côté subversif et véritablement accusateur envers le gouvernement Américain. C’est une des premières séries post 9/11 et cela se ressent. La mondialisation est le centre de la série. Tous les personnages, au quatre coins du monde sont reliés, connectés entre eux. Ils appartiennent tous à un même grand « plan ». Il n’y a donc plus uniquement la globalisation économique, mais aussi une mondialisation des êtres, des événements et des pensées, concept arrivé aux USA après le 11 septembre, quand les américains se sont rendus compte qu’il n’étaient plus seuls sur terre et que leurs action hors de leurs frontières pouvaient avoir des conséquences sur leur sol. Je m’explique sur le rapport avec le 9/11, vous verrez que les ressemblances sont troublantes. Considérons que l’explosion de New York dans la série soit une image des attentats du 11 septembre (destruction d’un des symboles des USA capitalistes) et que les mutants soient les musulmans (partout dans le monde, une menace aux yeux de certains conservateurs…). L’épisode 20 explique que le gouvernement est au courant du fait que cet « attentat » aura lieu mais ne fait rien pour l’empêcher, car cela permettra ensuite de réunir le peuple dans un climat de peur. La population aura ainsi besoin d’être protégée et de se retrouver derrière un leader charismatique. Il s’agit dans la série de Peter Petrelli, le politicien qui vole (pléonasme ?) mis au pouvoir par un milliardaire ( comme Bush…). Il est prêt à sacrifier une partie de la population pour asseoir sa domination sur les Américains et se permettre des lois liberticides sous couvert de la protection de ses compatriotes. Il s’agit dans la série de la loi Linderman visant à éliminer les mutants « dangereux » par tous les moyens, qui fait directement allusion au Patriot Act mis en place par Bush, une série de lois qui annihile beaucoup des libertés individuelles . Les parallèles entre la série et la réalité sont marquants et Heroes propose une vraie critique du gouvernement actuel. Le problème, comme souvent aux USA, est que la plupart des spectateurs ne voient dans cette série qu’un divertissement en en occultant tout le côté politique et critique, comme ce fut le cas avec Starship Troopers de Paul Verhoeven. Cette série est donc hyper subversive pour ceux qui savent lire entre les lignes…

Bientôt une critique plus complète après la fin de la saison… N’hésitez pas à laisser votre avis sur la série !

Enjoy…

Blographie de Joe

Posté le 09.05.2007 par snake
Pour redonner un peu le sourire en ces temps quelque peu troublés, voici la blographie de Joe, notre petit dernier. N'oubliez pas de laisser un petit mot sur sa critique de The Shield, ça lui fera plaisir! Toutes les informations dévoilées ont été vérifiées par un collège d'experts (Miami, Las Vegas, etc) présidé par Knut.

Les blographies des autres critiques sont disponibles dans la section blographies. En même temps,ça parait logique...

Snake.




1984 : Naissance de Joe près d’une centrale nucléaire. A priori, pas de conséquence directe.

1985 : Remporte le championnat de France de Bébés nageurs en bassin olympique, en même temps, il était le seul survivant.

1986 : Réedite son exploit aux championnats du monde faute de concurrents, les autres parents ayant un minimum d’attachement envers leurs enfants.

1987 : Arrête la natation de haut niveau pour se consacrer à son autre passion, la philatélie artistique radicale synchronisée dont le concept reste encore aujourd’hui assez flou.

1988 : Hospitalisé d’urgence suite à une overdose de colle de timbres après avoir léché l’intégralité de son impressionnante collection.

1989 : Arrête la philatélie pour se consacrer à son autre passion, l’élevage de bulots dans la baie du mont Saint Michel.

1990 : Son élevage disparaît, victime de l’ensablement de la baie. Bilan : plusieurs millions de bulots mourront malgré tous ses efforts pour les sauver.

1991 : Arrête l’élevage de coquillages pour se consacrer à rien… on n’a pas non plus autant de passions à cet âge là !

1992 : Se découvre une nouvelle passion : la sculpture sur pigeons morts en milieu urbain.

1993 : Son exposition « The Dead Birds of the Dead City »connaît un grand succès à New York.

1994 : Sa collection de nécrosculptures fait le tour du monde mais supporte assez mal les voyages. Ses œuvres perdent en fraîcheur pour gagner en odeur faisant fuir les visiteurs et les critiques d’art.

1995 : Arrête donc la sculpture sur pigeons morts après avoir revendu l’intégralité de sa collection à Mc Donalds et Kentucky Fried Chicken. Aucune trace des œuvres depuis ce jour…

1996 : Réinvestit l’argent de la vente dans une usine de fabrication de dents, persuadé que « tout le monde en a besoin et que ça doit bien se vendre puique tout le monde en a plein. » (Extrait d’une interview accordée à L’Equipe le 4/7/96)

1997 : Ruiné, il entend dire que les combats de coqs peuvent rapporter beaucoup d’argent, il décide donc d’en organiser. Malheuresement pour lui, il avait mal compris et ses combats de coques seront un flop, les affrontements de coquillages n’attirant pas les foules.

1998 : Il commence à fréquenter assidûment les bars...

1999 : Et il continue…

2000 : Début de cirrhose. Les médecins et éminents spécialistes consultés ne peuvent trouver la cause de cette maladie.

2001 : Pour remédier à sa cirrhose, se fait greffer un foie d’orang-outan qu’il a lui-même capturé au zoo de Vincennes. L’addiction à l’alcool est peu à peu remplacée par celle aux bananes et autres fruits.

2002 : Découvre une liqueur de banane et divers cocktails à base de fruits exotiques qui réconcilient ses deux envies et passions. S’installe dans un arbre qui surplombe un stade de football.

2003 : Sa découverte du football se transforme, comme souvent chez lui, en passion. Devient avant-centre de l’équipe de France Paralympique Espoirs (96 sélections, 3 titularisations, 17 buts dont 16 contre son camp).

2004 : Renvoyé de l’équipe de France, il demande la nationalité Suisse, le sélectionneur national, Köbi Kuhn, ayant remarqué son « sens du jeu dos au but et son abnégation totale balle au pied autant sur le plan défensif qu’offensif malgré sa technique et son sens tactique très limités» (Extrait de l’interview accordé à Libération le 4/2/4).

2005 : Lors de son séjour en Suisse, il découvre le chocolat local et prends 95 Kg. Il passe alors du poste d’avant-centre à celui de gardien de but, sa nouvelle carrure bouchant déjà un tiers du but.

2006 : Arrête le football et le chocolat pour reprendre la bière et les bars.

2007 : Suite logique de la reprise de sorties dans les bars, il redevient étudiant et reprend ses études d’histoire / géographie / parapente / balle au prisonnier abandonnées lâchement quelques années plus tôt.

La B.A. de la semaine

Posté le 08.05.2007 par snake
Cette semaine, pas de bande annonce de la semaine. Je n'ai, comme beaucoup de monde, pas la tête à aller m'enfermer dans une salle obscure. C'est peut-être dû au sentiment d'être enfermé en permanence et au besoin de reprendre ses libertés...

En plus, comme chaque année, aucun ditributeur n'ose sortir de "grand" film avant le festival de Cannes, nous obligeant à nous replier sur des daubes...

J'ai donc décidé de remplacer la B.A. de la semaine par un clip. Il s'agit de La Rage, de Keny Arkana dont j'ai déjà parlé au sujet de son documentaire, Un Autre Monde Est Possible. J'attends d'ailleurs vos avis sur le film, à moins que vous ne soyez encore trop choqués pour réagir! Ecoutez bien les paroles de La Rage, elles sont très bien écrites et ont ce don de galvaniser et de redonner la patate avant d'aller lutter pour la liberté! En tous cas, c'est ce que ça fait pour moi!

Enjoy...

Image ou texte alternatif




C'est marrant, mais j'ai remarqué que j'avais beaucoup plus de réactions de lecteurs quand je parlais de séries ou de films que quand la politique etait abordée... N'hésitez pas à laisser votre avis que vous soyez d'accord ou non avec moi, cela permettra peut-être de lancer un débat qui, je l'espère, sera constructif.

The Shield

Posté le 08.05.2007 par Joe
Comme promis, et pour changer un peu de la politique, voici aujourd'hui la première critique d'un petit nouveau, Joe, dant la blographie sera en ligne dès demain. Enjoy...

Snake.




The Shield, crée par Shawn Ryan, est une série policière violente (à tel point que la chaîne FX a perdu quelques contrats publicitaires ) entièrement tourné à Los Angeles, qui a déjà conquis de nombreux téléspectateurs ( la chaîne FX a obtenu lors de la diffusion du pilote le plus haut taux d’audience pour un pilote) mais aussi les critiques. Ainsi, Michael Chiklis a obtenu l’ Emmy Award 2002 et le Golden Globe 2003 pour sa prestation d’acteur. La série a, quant à elle, reçu le Golden Globe 2003 de la meilleur série dramatique.

The Shield nous fait basculer dans le quotidien du commissariat d’un quartier chaud de Los Angeles. Le personnage principal de la série, le détective Vic Mackey (Michael Chiklis) est le chef de la Strike Team, chargée des affaires de gang, de prostitution et de trafic de drogue. Vic et les membres de son équipe n’hésitent pas à utiliser des méthodes controversées (violence, corruption, meurtres, …) pour combattre le crime. Mais The Shield ne tourne pas uniquement autour du personnage de Vic, toute une pléiade de personnages secondaires, tout aussi intéressants et ambigus, apporte de l’eau au moulin de l’intrigue. David Aceveda (le supérieur de Vic) est un latino ambitieux. Il tente de faire tomber Vic, qu’il soupçonne de corruption, en intégrant à la Strike Team un nouveau venu chargé de les espionner. Mais il n’hésite pas lui-même à faire des compromis pour garder ses chances d’être élu au poste de maire. Tous les personnages sont à un moment ou à un autre amenés à mettre leur intégrité de coté.

Le succès de la série est dû autant à la performance des acteurs qu’à l’intrigue haletante de chaque épisode, malgré des résolutions d’enquêtes un peu bâclées parfois. Saison après saison Vic voit sa situation devenir de plus en plus tendue car l’équilibre précaire dans lequel il se trouve entre crime et légalité, entre pression de ses supérieurs et celle des gangsters qu’il aide et dont il se sert devient de plus en plus difficile à maintenir. La série qui devrait, d’après mes sources, se terminer à la fin de la septième saison (en cours de tournage ) est diffusée en exclusivité mondiale sur canal+ depuis le début de la sixième saison à raison de deux épisodes par semaine.

Version trash de NYPD Blues, The Shield bénéficie d’une mise en scène nerveuse est résolument innovante, ainsi les scènes d’action sont tournées caméra à l’épaule de manière rapide et un peu anarchique. Les recadrages et l'utilisation des zooms donnent aussi une certaine dynamique à l'action. La mise en scène nous donne l’impression de ne plus être seulement spectateur mais d’être acteur de la scène, le tout renforcé par une musique rythmée et des dialogues cinglants.

La série pose les problèmes de l’homophobie (par le personnage de Julien Lowe, homosexuel qui ne s’assume pas ), de la violence policière, de l’instrumentalisation des faits divers à des fins politique (tiens ça me rappelle quelqu’un !) , des policiers à majorité blanche dans des quartiers à majorité afro-américaine et hispanique, etc. Le multiculturalisme de la distribution est l’une particularité de la série, elle montre la vie d’une minorité qui évolue en marge de la société, des sans voix de l’Amérique qui sont souvent oubliés dans les séries et les films américains. Shawn Ryan affirme lors du lancement de la série : « Je parie que vous verrez plus d’Hispaniques dans nos 13 épisodes que vous n’en verrez sur NBC toute l’année ».

Bref pour ceux qui connaissent déjà The Shield, rien de nouveau et pour les autres courez vous procurer les premières saisons qui sont sublimes et vous feront découvrir l’atmosphère pesante du commissariat de Farmingtown.

P.S : si vous allez à Los Angeles ne cherchez pas le quartier de Farmimgtown, il n’existe pas !
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