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super blog, j'adore vos articles et reportages
bonn e continuation
je an paternin...
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faites connaître votre blog sur france blogs.
http://w ww.franceblogs.n et
bonne continuation...
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et puis c'est quoi ce blog de merde qui met les adresses mails en clair???...
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comme l'a remarqué tagueule, les mecs de gauche ne respectent même pas le principe de base de la démocratie qu...
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Par st, le 27.10.2008
petite visite.lien vers mon blog...
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yo perso j'adore spaced, shaun of the dead, hot fuzz. j'ai rien contre simon pegg et edgard wrigt (je les ador...
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celui ...
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Par tagueule, le 16.02.2008
du doublon ^^...
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Par Serviteur, le 20.01.2008
ha spaced, j'en avais entendu parler après avoir vu shaun of the dead, et je l'ai acheté récemment en anglette...
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Par Serviteur, le 20.01.2008
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Publié le 03/06/2007 à 12:00 par snake
Aujourd'hui, la bande annonce de la semaine est consacrée à Grindhouse, le film qu'on ne découvrira vraiment dans nos contrées qu'en dvd (avec un peu de chance). Grindhouse est le second film commun de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino après Four Rooms (1995). Il se compose de deux films, Planet Terror de Rodriguez et Death Proof de Tarantino avec différentes fausses bandes annonces entre les deux parties. Cette semaine sort le segment de Tarantino renommé Boulevard de la Mort (encore un titre ridicule, merci les distributeurs français...) dans une version rallongée mais différente de l'originale.
Le film a en effet été conçu au départ comme une oeuvre commune des deux réalisateurs, un double programme comme le sont les films grindhouse et non comme deux films distincts d'où ma colère quant à cette oeuvre qui s'en trouve donc dénaturée (en plus des 2 places de ciné à acheter!), en attendant la sortie dvd des films où la "vraie" version devrait être disponible. On aura donc encore au moins 3 coffrets dvd (Planet Terror, Death Proof et Grindhouse). Si les créatifs sont nuls pour les noms, les commerciaux sont très bons pour faire un maximum d'argent. Aucune date n'est annoncée pour la sortie de Planet Terror (si quelqu'un a l'info...), preuve une fois de plus que Rodriguez n'est toujours pas jugé à sa juste valeur et reste dans l'ombre de son frère...
Pour patienter, voici la bande annonce de Grindhouse, le vrai film du duo.
Enjoy...
ps: la vie du blog risque de se retrouver quelque peu ralentie dans les semaines à venir en raison de mon emploi du temps. Veuillez m'en excuser...
--
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par snake

Aujourd’hui, une nouvelle rubrique consacrée aux artistes découverts sur Myspace. Ce support est évidemment un outil indispensable pour les petits artistes (par petit, j’entend ceux qui n’ont pas signé sur une major !) afin de leur permettre de faire connaître leurs oeuvres. Quasiment tous les groupes, DJs ou chanteurs ont leur page Myspace. Cette nouvelle rubrique, celle des artistes Myspace, a donc pour vocation de vous faire découvrir des talents dont vous n’auriez jamais entendu parler. Une volonté d’ouverture à de nouveaux musiciens inconnus à laquelle vous pouvez aussi participer en envoyant les liens vers des pages Myspace qui vous semblent intéressantes…
Pour débuter cette rubrique, voici un auteur compositeur interprète (et plus encore), David Zakaria. Son univers musical et ses paroles sont très attachants. Ce qui m'a surtout plu, ce sont ses chansons sur le président de certains français, Sarko le petit et 53% qui sont vraiment très drôles (mais malheureusement aussi très juste !). Je vous laisse le découvrir. Enjoy…
http://www.myspace.com/davidzakaria
N’hésitez pas à donner votre avis sur cette nouvelle rubrique et à envoyer vos adresses sur Myspace pour qu’on en parle…
ps: Merci encore à tous!! le blog vient de passer en seconde position du Top des Blogs de Centerblog!
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par snake

Après la déception du season finale de Heroes (qui a apparemment touché pas mal de monde !), j’ai cherché à me remettre en essayant une autre série. J’ai donc suivi les conseils d’un ami (salut Beast !) qui avait vu le pilote et j’ai regardé Surface. Il faut savoir que cette série de 15 épisodes de 42 minutes a été diffusée en France sur Canal + fin 2006 et sur TF1 en février dernier. Mais personnellement, je n’en avais jamais entendu parler (je devrai peut-être regarder TF1… nan, je déconne !). Comme d’habitude, la version diffusée sur notre grande chaîne hertzienne était quelque peu « allégée » par rapport à celle diffusée aux USA et sur Canal, sans parler de l’atroce VF. Comme pour Lost dernièrement ou Heroes très bientôt, la chaîne, dans un soucis de confort pour ses cerveaux disponibles (euh, pardon, téléspectateurs), avait simplement coupé les scènes qui pouvaient déranger. Une belle marque de respect envers les auteurs.
Revenons à la série. En gros, trois personnes, un ado (Miles), un pêcheur (Rich) et une scientifique (Laura) font la rencontre de monstres marins à différents endroits de la côte américaine. Ces confrontations prennent différentes formes et donc différentes approches du problème. Les incidents impliquant les bestioles se multiplient sur toute la surface du globe et le gouvernement cache, comme toujours, la vérité. Je ne rentrerai pas trop dans les détails et la suite du scénario pour ne pas gâcher la surprise, la série étant riche en rebondissements. C’était déjà le cas avec Heroes mais dans Surface, au moins, on assiste à un final digne de ce nom, lançant des tas de nouvelles pistes qui ne demandent qu’à être exploitées dans une seconde saison qui ne verra jamais le jour, les producteurs l’ayant décidé. Le quinzième épisode répond à de nombreuses questions mais en pose aussi beaucoup. Il marque un nouveau départ et il aurait été intéressant de voir ce que les scénaristes avaient prévu de faire des nombreux nouveaux éléments comme le rôle de Jackson dans la société, le Big Foot, l’arche, le complot, l’affaire des clones, les pouvoirs de Miles, etc. Vraiment frustrant d’apprendre qu’on ne saura sans doute jamais…
Contentons nous donc de cette unique saison. La série comporte de nombreuses références cinématographique, dont Abyss de James Cameron et de nombreux autres films « marins », normal pour une série qui à pour cadre l’océan. Pourtant Surface est à rapprocher de la quasi-intégralité de l’œuvre d’un autre cinéaste, Steven Spielberg. On trouve en effet de nombreux points communs entre Surface et les films du plus grand cinéaste de tous les temps (d’après DLC). Il y a d’abord tout le rapport à l’enfance et à l’adolescence, thème constant chez Spielberg, à travers le personnage de Miles qui découvre une nouvelle forme de vie et décide d’héberger un de ces petits monstres en lui apprenant les rudiments de la vie civilisée (E.T.). Il apprend en même temps à devenir responsable, à être un adulte. On retrouve aussi de nombreuses ressemblances avec Les Dents de la Mer : les attaques, le bateau trop petit, le conseil qui se réunit pour parler du problème, etc. Rencontre du Troisième Type est aussi convoqué sous la forme, entre autres, de la folie de Rich qui se met à dessiner un trou, une sorte de cratère qui le hante. Ses dessins recouvrent tous les murs de sa maison rappelant les scènes de RDTT où Richard Dreyfuss est obsédé par une montagne et tente de la représenter. Heureusement, les réalisateurs de la série ne sont pas allé jusqu’à faire faire à Rich un cratère dans la purée…
Surface compte aussi de nombreuses allusions à la Bible et surtout à l’épisode du déluge. La série est en fait une sorte de relecture de ce passage, vous verrez, c’est clair à la fin de la saison. De nombreux détails rappellent cette correspondance. Par exemple, le monstre que recueille Miles est appelé Nimrod. Selon la Bible, Nimrod fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l'existence après le déluge. En sachant cela, on comprend mieux le point de vue de la série. Surface est en fait une relecture, sous forme de série, d’un passage du roman fantastique le plus lu de tous les temps. Tout comme Superman était une adaptation du nouveau testament (ceux qui veulent plus d’explications, laissez un commentaire, je répondrai).
Le principal point négatif de la série est selon moi la qualité de ses effets spéciaux. A force de tout vouloir faire numériquement et ne plus du tout utiliser de trucages de plateau (maquettes, marionnettes, animatroniques…) on obtient un résultat assez gênant. Les effets spéciaux sont, disons le clairement, moisis et empêchent le spectateur de réellement s’attacher aux personnages, en images de synthèse, comme Nimrod. Les effets sont parfois risibles et fleurent bon la mauvaise incrustation digne des plus mauvaises séries canadiennes des 90’s. Heureusement, les acteurs rattrapent bien le tir en étant assez justes, à part peut-être Jay Ferguson qui incarne Rich et qui est vite saoulant. En même temps c’est peut-être son personnage complètement névrosé, croyant et traumatisé qui fait ça. A côté de lui, Lake Bell (Laura) est absolument sublime et en plus, elle est crédible dans son rôle de scientifique. Carter Jenkins (Miles) joue un ado à problèmes avec tout ce que comporte la vie à cet âge là (ça va, c’est passé !) en étant, lui aussi assez bon, sachant qu’il a du jouer les trois quarts de ses scènes face à du vide (mais non, Jalil Lespert et Francis Huster ne jouent pas dans la série, c'est parce que Nimrod est en images de synthèse, suivez un peu!).
Au final, une série à voir, comme d’habitude en V.O., mais surtout avec le montage original et pas celui de TF1, pour ne rien en perdre. Je préfère vous prévenir tout de suite, vous serez frustrés à la fin de la saison mais rassurez vous, rien de comparable avec la fin de Heroes…
Enjoy…
Publié le 26/05/2007 à 12:00 par snake

Heroes, une série sacrifiée sur l’autel du politiquement correct...
Après avoir loué les qualités subversives, entre autres, de la série Heroes, spécialement son vingtième épisode (voir article TV du 12 mai), je reviens sur mon jugement concernant la série après avoir vu le dernier épisode.
Pour résumer la situation, on est face à une excellente série durant 22 épisodes, avec un univers sombre, des personnages très intéressants, des rebondissements, un très bon scénario, etc. Et toute la série s’écroule lamentablement au cours du dernier épisode. Cet ultime opus donne seulement envie de vomir. Tout le monde se retrouve et les personnages se déclarent leur amour mutuel à longueur de temps car « c’est l’amour qui va tous nous sauver ». Les personnages (surtout Nathan) se rachètent en se sacrifiant pour la communauté. Très christique tout ça… De même, l’affrontement final, attendu depuis le début de la saison est court et sans intérêt. La série est véritablement gâchée par une fin gentille (que je ne vais pas dévoiler ici, je vous laisse la mauvaise surprise) et très politiquement correcte… Passer du subversif au politiquement correct, un retournement digne d’un membre de notre gouvernement…
Le dernier épisode remet aussi en cause, par son happy end, tout le scénario de la saison qui, du coup, ne tient absolument plus la route. Comme je l’avais expliqué lors de l’article précédent, en faisant le parallèle avec Minority Report de Spielberg, les personnages savent qu’une catastrophe se prépare (l’explosion de New York) et tout ce qu’ils font pour l’empêcher ne fait que réunir les éléments qui vont y mener. Tout se passe à merveille pendant un peu plus de 22 épisodes (le début du 23 étant encore correct) avant cette fin pitoyable. En gros, il faut regarder les 22 premiers épisodes et se faire son propre final. Prenez une caméra, une dizaines de potes et tournez votre version, ça sera toujours mieux que ça ! Quand on voit le dernier opus, on ne peut qu’espérer qu’il ne s’agisse que d’une mauvaise blague des producteurs de la série qui finiront par sortir une vraie fin à la série. On espère…
Oublions donc le dernier épisode et consacrons nous au reste de la série, géniale la déception passée. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, on est dans un univers à la X Men où des personnes ordinaires se découvrent des super pouvoirs. Cette filiation est d’ailleurs assumée, Stan Lee, le créateur des X Men jouant un petit rôle dans un épisode, comme dans toutes les adaptations de ses œuvres. Tous les personnages sont très intéressants et attachants (même si Peter est vite chiant avec sa mèche !). Mais je ne vais pas trop en dévoiler pour ne rien gâcher, les rebondissements étant nombreux et souvent très bons.
Cette série est véritablement une œuvre post 9/11 comme je l’ai déjà dit dans l’article précédent, notamment avec l’ouverture de USA sur l’extérieur et l’explosion en plein cœur de New York. Au début de la série, la seule menace connue est celle de l’explosion de la ville et les personnages font ce raccourci très énervant pour les européens : sauver NY = sauver le monde ! Au cours de la série, les choses sont remises à leur place (épisode « 0.07% ») même s’il est vrai que le sort du monde entier découle de cette explosion. Cette série montre aussi qu’il existe autre chose au-delà des frontières américaines, que tout le monde est lié et appartient à un tout. On assiste donc à une mondialisation, non plus économique mais humaine, de la pensée et des actions. Un bon point.
Un des aspects un peu énervants de la série, et typiquement américain, est la responsabilité de Dieu dans l’histoire. Dans Heroes, l’aspect divin des personnages est abordé, notamment avec la multiplication des apparitions d’un signe, disséminé tout au long de la série et commun à tous les protagonistes, que Hiro, un des personnages, traduit par « Godsend » soit « envoyé de Dieu ». Cela se confirme par le sacrifice de Nathan, fils d’un homme tout puissant qu’on n’a jamais vu, qui se sacrifie pour sauver le monde ! Enervant !
La fin de la première saison lance aussi des pistes intéressantes pour la seconde mais la déception est telle qu’il sera difficile de la regarder sans regretter les meilleurs épisodes…
Enjoy (de l’épisode 01 à 22 puis allez prendre l’air)…
ps: Message aux scénaristes et réalisateurs de la série: C'est bon, la blague a assez duré, vous pouvez nous donnez la vraie fin... ah! c'était pas une blague... c'est ça le final de la meilleure série de l'année... Vous avez été remplacés par une bande de bisounours sous calmants? ou alors vous avez perdu tout votre talent en quelques mois desespérés par l'élection de Sarko? Désolé de constater qu'on peut vendre son âme pour tourner une deuxième saison...
Publié le 26/05/2007 à 12:00 par snake & Joe
Petit article sport (pour changer de la TV, du ciné et de la politique !), juste pour féliciter les joueurs du Stade Malherbe de Caen qui retrouveront la Ligue 1 la saison prochaine. A l’issue d’une saison pleine de rebondissements, au niveau sportif comme médiatique (voir article du 11 avril dans la rubrique divers) l’équipe normande a terminé en seconde place du championnat, entre Metz et Strasbourg, équipes qui retrouveront elles aussi l’élite.
Bravo à tous les joueurs et spécialement Yoan Gouffran et Julien Toudic qui ont fait une saison énorme (de notre point de vue).
Allez Malherbe !
ps: La photo est celle de la "fête" dans le stade lors de la dernière montée.
Publié le 20/05/2007 à 12:00 par snake & friends

Tradition oblige, je met en ligne un nouveau billet pour fêter le passage des 5000 visiteurs depuis la création du blog fin janvier! La barre des 4000 avait été franchie le 4 mai et depuis ce jour, ce blog a connu un nouveau visage. Vous y avez trouvé un peu plus de politique qu'à l'habitude, en raison de l'actualité, mais cela ne vous a apparement pas génés puisque vous êtes toujours aussi nombreux à passer chaque jour. Ce blog est devenu militant et politiquement engagé, en accord avec le point de vue des différents rédacteurs (de nouvelles adresses ont d'ailleurs rejoint la page des sites favoris).
Je renouvelle une fois de plus mon appel aux lecteurs pour qu'ils laissent des commentaires. Donc n'hésitez pas à écrire quelques lignes, donner votre avis, critiquer, parler de vos coups de coeur...
Merci encore à tous les fidèles qui laissent régulièrement des messages (Hashi, Where are you?) et apportent aussi leur pierre à la réussite de ce blog. Quand je dis "réussite", je me fie au classement de Center Blog où nous sommes classés n°3 dans le top des blogs et n°2 au niveau des blogs cinéma. Je ne sais toujours pas comment ce classement est établi donc si quelqu'un est au courant, qu'il laisse l'info!
Merci à tous et n'hésitez pas à faire tourner l'adresse!
PS: En illustration de ce billet, une photo de Shawn Of The Dead pour vous faire patienter avant une série d'articles sur les créations de la bande d'Edgar Wright et Simon Pegg...
Publié le 18/05/2007 à 12:00 par snake

Présenté à Cannes hier, en compétition officielle le dernier long-métrage de David Fincher occupe vraiment une place à part dans sa filmographie (Alien 3, Se7en, The Game, Fight Club et Panic Room).
Directement inspiré de faits réels, Zodiac suit l’enquête de policiers et de journalistes dans l’affaire du tueur en série qui terrorisa la Californie de 1966 à 1978. Le Zodiac, nom que le tueur s’était donné, serait coupable de 37 à 200 meurtres. Aucun suspect ne fut inculpé et l’affaire n’est toujours pas élucidée. Le film est une adaptation de deux livres, Zodiac (1986) et Zodiac Unmasked (2002) écrits par Robert Graysmith (joué par Jake Gyllenhaal dans le film), illustrateur obsédé par l’affaire au point de tout abandonner pour tenter de l’élucider. L’obsession est d’ailleurs un des thèmes majeurs du film qui montre que tous ceux qui ont tenté de résoudre l’enquête (policiers et journalistes) y ont laissé leur vie privée et leur santé, le tueur les manipulant, jouant avec eux en permanence.
Le film commence par quelques scènes de meurtre très violentes et à l’impact très fort qui scotchent véritablement le spectateur à son fauteuil puis suit l’enquête sur un rythme beaucoup plus lent. Pourtant, sur les 2h30 , on ne s’ennuie pas une seule seconde. Assis dans son fauteuil, le spectateur suit des années d’enquête, de recherche d’indices, de jeu entre la police et le tueur. Cet aspect ludique du serial killer rappelle évidemment un autre film de Fincher, Se7en où le tueur « s’amusait » aussi avec les enquêteurs. Toute l’affaire est passionnante très prenante et loin d’une autre adaptation de cette histoire en feuilleton de l’été avec Francis Huster !
Le casting est sublime (loin de Francis Huster donc) avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo (dédicace à Théo !), Anthony Edwards (le Dr Greene de Urgences qui a pris du poids et des cheveux), Robert Downey Jr (qui joue un alcoolique, un rôle de composition quoi !) et un paquet d’autres acteurs tous aussi excellents ! Pourquoi ne pas envisager un prix d'interprétation pour l'ensemble du casting masculin, comme pour Indigènes l'an dernier? Ce qui pourait paraitre normal pour ce film...
Forcément, quand on parle de David Fincher, il faut parler du côté technique du film et des trouvailles visuelles. Dans ce film, tourné avec une caméra numérique de dernière génération, très peu de plans séquences complexes comme il en a l’habitude. Fincher fait dans la sobriété (très relative). Seuls quelques moments nous rappellent qu’il est le réalisateur. Par exemple celui du taxi où la caméra est placée à la verticale du véhicule et suit ses déplacement dans les rues. Un plan qui rappelle clairement les premiers GTA sur Playstation. Un autre plan « à la Fincher » est la construction d’un building en accéléré avec un panoramique vertical, qui fait penser à un clip ou une pub, univers du réalisateur au départ. Ce plan sert aussi à montrer le temps qui passe, élément essentiel de l’histoire.
En effet, l’enquête se déroule sur plusieurs décennies et le travail de reconstitution historique est bluffant, aucun détail n’étant laissé au hasard (comme toujours chez Fincher) que ce soit au niveau des décors et accessoires ou de l’histoire. Pour preuve, le nombre impressionnant de consultants à la fin du générique. Tous les protagonistes de l’enquête encore en vie, leurs familles ou leurs successeurs sur l’affaire ont été interviewés par le réalisateur qui a aussi refait tout le parcours du tueur avec la police et lu près de 10 000 pages de rapports et de documents. Son tour de force a été de réussir à compiler une masse d’informations énorme (plus de 30 ans d’enquête) en un film de 2h30.
Au final, un film atypique pour le réalisateur, loin de ses prouesses techniques habituelles, mais qui s’en sort habilement en nous proposant un film très léché (composition du cadre et mouvement de caméra parfaits, comme toujours) avec un scénario passionnant (on mène l’enquête avec les personnages) et des acteurs exceptionnels.
Enjoy…
Publié le 16/05/2007 à 12:00 par snake
Aujourd’hui, « notre » nouveau président prend officiellement ses fonctions. Pour fêter cet événement, voici un petit montage réalisé avant les élections, Sarko en Vrai. Il présente une sorte de bilan de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l’intérieur et peut donner une petite idée de ce qui nous attend…
En gros, c'est un petit cours de rattrapage pour ceux qui auraient oublié qu'il était déjà au pouvoir depuis quelques années. Voici donc un film pour les poissons rouges qui votent bleu...
Bien sûr, on va me dire que je m’acharne sur lui, que c’est de la propagande, qu’on fait dire ce qu’on veut à des images (il le sait, il le fait aussi, utilisons les mêmes armes qu’eux !), qu’il ne faut pas taper sur les plus petits que soi, qu’il a été élu démocratiquement, qu’il n’a encore rien fait de mal et qu’on a qu’à attendre (en serrant les fesses !), qu’il a l’air sympa, qu’il a de beaux cheveux, que c’est celui qui dit qu’y est, etc.
Mais bon, je persiste à penser qu’on est dans la merde et que ce n’est certainement pas lui qui va nous en sortir. Bien sûr, cette prévision pessimiste ne s’applique pas à vous si vous êtes milliardaire et / ou possédez des journaux / chaînes de TV / yacht / grandes industries (rayez la ou les mentions inutiles).
N’oubliez pas que la liberté d’expression ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas…
Bientôt de nouvelles critiques de films et moins de politique, si les événements le permettent.
PS : Pour les résistants Caennais, rassemblement ce soir, 19h, place du théâtre.
Publié le 14/05/2007 à 12:00 par snake
Voici un lien vers une chanson du chanteur masqué (la voix vous rappellera forcément quelqu'un...), Nouveau Président. Elle est d'actualité, étant donné qu'elle vient juste d'être écrite en réponse aux résultats des récentes éléctions et tente de comprendre les motivations de français. Je sais bien que ça ne plait pas à tout le monde d'avoir de la politique sur un blog sur le cinéma et la Culture mais là, la chanson est très drôle et malheureusement aussi très juste, comme souvent chez cet auteur dont j'ai déjà parlé au sujet du documentaire sur Sarkozy. En fait, c'est aussi histoire de faire patienter les lecteurs le temps que je finisse les critiques en cours d'écriture!
Enjoy...
http://fairtilizer.com/tracks/1306
Laissez moi votre avis...
Et en bonus, un petit site super drôle (tant que ce n'est qu'une blague!) Peut-être bientôt la version officielle...
http://delation-gouv.fr/index.php
Merci beaucoup à l'ami Bastien pour le lien vers le site!
Continuons la résistance médiatique et la lutte par l'humour et la réflexion!!
Publié le 12/05/2007 à 12:00 par snake

Attention, cet article s’adresse à ceux qui connaissent et qui ont déjà vu quelques (une vingtaine quoi !) épisodes de la série Heroes, diffusée depuis septembre sur NBC et bientôt sur TF1 en France. J’imagine que de nombreuses personnes sont déjà fans puisque la série est la plus téléchargée au monde ! La première saison n’est pas encore terminée (les deux derniers épisodes passent les 14 et 21 mai) mais le vingtième épisode m’a tellement marqué par son côté subversif qu’il fallait que j’en parle. Un prochain article reviendra bientôt sur la saison complète, comme je l’avais fait pour Dexter. Les prochaines lignes sont donc réservées aux téléspectateurs ou internautes qui ont déjà vu les 20 premiers épisodes. Désolé pour les autres mais cela risquerait de vous gâcher beaucoup de surprises…
Revenons donc sur le vingtième épisode de la première saison, qui en comptera 23 au final. Toute l’action se déroule 5 ans dans le futur et permet donc d’en apprendre beaucoup sur les personnages et ce qu’ils deviennent dans un futur probable. "Probable", puisque Hiro peut encore changer l’Histoire, ou non. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la série. En essayant d’empêcher la destruction de New York les personnages ne font que réunir tous les éléments qui mèneront à l’explosion… Un peu selon le principe de Minority Report de Spielberg. Cela laisse présager d’une fin de saison énorme !
Cet épisode dans le futur m’a frappé par son côté subversif et véritablement accusateur envers le gouvernement Américain. C’est une des premières séries post 9/11 et cela se ressent. La mondialisation est le centre de la série. Tous les personnages, au quatre coins du monde sont reliés, connectés entre eux. Ils appartiennent tous à un même grand « plan ». Il n’y a donc plus uniquement la globalisation économique, mais aussi une mondialisation des êtres, des événements et des pensées, concept arrivé aux USA après le 11 septembre, quand les américains se sont rendus compte qu’il n’étaient plus seuls sur terre et que leurs action hors de leurs frontières pouvaient avoir des conséquences sur leur sol. Je m’explique sur le rapport avec le 9/11, vous verrez que les ressemblances sont troublantes. Considérons que l’explosion de New York dans la série soit une image des attentats du 11 septembre (destruction d’un des symboles des USA capitalistes) et que les mutants soient les musulmans (partout dans le monde, une menace aux yeux de certains conservateurs…). L’épisode 20 explique que le gouvernement est au courant du fait que cet « attentat » aura lieu mais ne fait rien pour l’empêcher, car cela permettra ensuite de réunir le peuple dans un climat de peur. La population aura ainsi besoin d’être protégée et de se retrouver derrière un leader charismatique. Il s’agit dans la série de Peter Petrelli, le politicien qui vole (pléonasme ?) mis au pouvoir par un milliardaire ( comme Bush…). Il est prêt à sacrifier une partie de la population pour asseoir sa domination sur les Américains et se permettre des lois liberticides sous couvert de la protection de ses compatriotes. Il s’agit dans la série de la loi Linderman visant à éliminer les mutants « dangereux » par tous les moyens, qui fait directement allusion au Patriot Act mis en place par Bush, une série de lois qui annihile beaucoup des libertés individuelles . Les parallèles entre la série et la réalité sont marquants et Heroes propose une vraie critique du gouvernement actuel. Le problème, comme souvent aux USA, est que la plupart des spectateurs ne voient dans cette série qu’un divertissement en en occultant tout le côté politique et critique, comme ce fut le cas avec Starship Troopers de Paul Verhoeven. Cette série est donc hyper subversive pour ceux qui savent lire entre les lignes…
Bientôt une critique plus complète après la fin de la saison… N’hésitez pas à laisser votre avis sur la série !
Enjoy…