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Critiques et avis sur la Culture, les loisirs et les média en général et le cinéma en particulier! Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
22.01.2007 Dernière mise à jour :
01.01.2008
De retour de vacances et au milieu d'un emploi du temps chargé, je reprends le clavier pour vous parler d'une pub...
Il y a quelques temps, j'avais écrit un petit article au sujet du spectacle d'un trio d'humoristes, les 3 (rubrique Musique/Concerts/Spectacles du 17 avril). Un de ces trois comédiens, Clément Naslin (Le Grand Meaulnes) joue dans une publicité pour une marque qui vend des animaux morts emballés dans du plastique. Elle est actuellement diffusée sur les principales chaînes et on sent l'influence du film de Michael Bay, Transformers.
On essaie de suivre les artistes dont on parle sur le blog. D'ailleurs, un des compères de Clément sur le spectacle a aussi tourné quelques pubs. Les images sur le blog dès qu'on a du neuf!
Juste pour le fun, voici la première intervention de "notre" président lors d'une conférence internationale, en l'occurence, le G8. C'est marrant mais le fait de le voir s'être mis une mine avec ses potes en discutant de l'avenir du monde le rend beaucoup plus sympathique... nan, je déconne! Faites tourner la vidéo, elle est très drôle!!
Parti en vacances pour quelques jours, je vous laisse patienter avant le retour des articles. En attendant, une petite bande annonce d'un des films les plus attendus de l'année, Transformers, de Michael Bay, produit par Spielberg... Avec une équipe comme ça, le résultat devrait être bon! Voici donc une des dernières bandes annonces du film.
Enjoy...
Bientôt de retour pour de nouveaux articles, en attendant, n'hésitez pas à laisser des commentaires!
Comme promis, voici la Blographie de notre nouveau chroniqueur, Bastien, dont le premier article a été mis en ligne hier. Cette longue blographie vous permettra de mieux le connaitre et ainsi mieux le comprendre car comme disait Nicolas Hulot "Contemplation rime avec compréhension" (L'express magazine, 14/08/03). J'ajouterai simplement que ça rime avec beaucoup d'autres choses aussi... Et qu'en plus, cette citation n'a rien à faire là!
1964 : Naissance de Bastien au Mexique, près de Tijuana, sous le nom de Bastiano Biardo.
1965 : Ses parents, éleveurs d’ânes, le vendent pour 4 pesos à des touristes canadiens.
1966 : Au Canada, travaille dans une fabrique de raquettes de randonnée.
1967 : Ecrit son nom en pissant sur la neige. La neige fond. Sous la neige, la glace fond aussi et Bastiano n’ayant pas eut le temps de faire le « O », devient Bastien et tombe dans un lac. Il est repêché par un ours polaire qui l’adopte.
1968 : Son père adoptif tentant de le manger, il part à travers l’Amérique du Nord.
1969 : Le premier homme marche sur la lune. Pendant ce temps, il se fait défoncer la lune par son premier homme (je sais, c’est pas très fin).
1970 : Retrouve ses parents biologiques à Tijuana. Mange des tacos avec eux et repart.
1971 : Rencontre une femme, couche avec elle. Elle tombe enceinte, il part.
1972 : Continue ses tribulations à travers les USA avec un groupe de hippies.
1973 : Vient voir son fils et repart aussitôt.
1974 : Joue du banjo dans un groupe de country québécois, part en tournée mondiale.
1975 : Retour au Québec après une tournée de 120 dates pour 96 spectateurs.
1976 : Dégoûté du banjo, il se met au disco et compose « Born to be a fag » : échec.
1977 : Patrick Hernandez reprend « Born to be a fag » et en fait « Born to be alive » : énorme succès !
1978 : Devient chirurgien. Parmi ses plus grandes réalisations, les opérations de changements de sexe de Sheila et Amanda Lear.
1979 : Retour à la musique. Il devient le premier batteur du groupe AC/DC. Part du groupe après une overdose de fraises Tagada.
1980 : Part se ressourcer dans la jungle africaine. Rencontre un orang-outang prénommé Micheline. Décide de la ramener aux USA afin de l’épouser.
1981 : L’Etat américain refuse cette union et renvoie Micheline dans son pays d’origine.
1982 : Fou de chagrin, Bastien plonge dans la drogue et l’alcool, mais pas dans les putes.
1983 : Se met aussi aux putes
1984 : Ruiné à cause de la drogue, l’alcool et les putes (surtout les putes d’ailleurs !) il replonge dans la drogue, l’alcool et les putes bon marché.
1985 : Re-ruiné, il se prostitue et vend de la drogue et de l’alcool.
1986 : Devient très riche grâce à l’alcool et la drogue (moins grâce à la prostitution).
1987 : Avec son argent, achète une compagnie de routiers spécialistes du viol d’auto-stoppeurs sur les aires de repos des autoroutes US.
1988 : Part à la chasse au panda en Chine. Revend les peaux à Chantal Goya qui en fait le costume de pandi-panda.
1989 : Au Japon, réalise Godzilla 34. A une relation avec l’acteur incarnant le rôle titre qui ne quitte pas son costume pendant les rapports, à la demande de Bastien.
1990 : Après l’échec de son film, il part élever des yacks en Bretagne.
1991 : Ses yacks s’échappent et partent coloniser les plages bretonnes.
1992 : Devient loueur de skis-nautiques sur la mer noire la mer noire la mer noire la mer noire heu…la mer noire (prononcer « la me’ noi’ »)
1993 : Devient loueur de skis au sommet de l’Himalaya. N’a qu’un seul client, un gros type poilu qui paie en touristes morts.
1994 : Refuse le rôle du chien dans The Mask pour jouer une crevette dans Forest Gump.
1995 : Participe à Tournez manège où il rencontre Geneviève, une femme tronc qu’il épouse dans l’année à Las Vegas.
1996 : Divorce de Geneviève. « Elle est sympa mais elle laisse des traces sur la moquette ».
1997 : Apprend à son chien Youpi à conduire. Ce dernier devient livreur et tout se passe bien jusqu’au jour où il détourne un camion d’os à moelle avec lequel il disparaît dans les îles Labrador.
1998 : Cuisinier dans un grand hôtel parisien qui accueille l’équipe du Brésil, il est chargé de préparer les repas pour Ronaldo. Le soir de la finale, il fait tomber une bouteille de laxatifs dans les pâtes du gros brésilien.
1999 : Fabrique des maillots de bain en laine : c’est joli mais ça gratte et c’est lourd quand c’est mouillé.
2000 : DJ à l’Opéra Night à Beaune. Le succès n’est pas au rendez-vous. Il reste dans la boite, mais en tant que gogo dancer.
2001 : Passe de gogo dancer à stripteaser dans les bars gays du Venezuela.
2002 : Participe à divers films porno-trash-gay amateurs au Brésil avec les transsexuels membrés comme des ânes.
2003 : Revient en France en boitant. Rencontre l’amour en la personne du gorille du zoo de Vincennes.
2004 : Le directeur du zoo fait exclure Bastien à vie car ses ébats effrayaient les enfants en visite.
2005 : Bastien commence à manger des pains au lait et à boire des alcools roumains.
2006 : 1er janvier. Bastien se réveille avec la gueule de bois et déclare : « Vous connaissez les oiseaux se cachent pour mourir ? et bien, c’est ce que je vais faire » en réponse à une autre phrase culte : « C’est fou l’effet de la fécule !» d’un ami roux.
2007 : Rejoint une secte près de Dijon et tente d’organiser le festival Moutarde et Cinéma…
Et on recommence! Comme à chaque passage de millier de visiteurs, je laisse un petit billet, une sorte de borne kilomètrique. Déjà 6000 visiteurs sur ces pages, preuve que vous y avez pris goût!
En bonus pour célébrer ce cap, un court métrage trouvé sur YouTube, Street Fighter: The Later Years. Le premier épisode présenté ici est destiné aux fans de la série de jeux Street Fighter II, désolé pour les autres. Je suis aussi désolé pour ceux qui ne maitrisent pas l'anglais mais les dialogues sont assez simples et ça vous fera bosser un peu (c'est pour ceux qui préparent le bac...)!
merci encore et enjoy...
Si ce film vous plait, je mettrai sur le blog la suite (pour l'instant, la série compte 3 épisodes) alors n'hésitez pas à laisser des commentaires...
Aujourd'hui, un petit nouveau nous rejoint pour renforcer l'équipe du blog. Son premier article est ici et sa blographie sera bientôt mise en ligne. N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur sa critique. Bienvenue à Bastien.
Snake & Friends.
Ca y est, la troisième saison de Lost vient de s’achever. Les 23 épisodes qui la composent seront normalement diffusés pendant la saison estivale de TF1. Il faudra maintenant patienter 8 mois avant de découvrir les réponses (et nouvelles questions) qui parsèmeront la saison 4. En attendant, il est l’heure pour les fans d’élaborer, de vérifier, d’avaliser ou de discréditer toute théorie ou conspiration que compose la mythologie lostienne : que se cache-t-il derrière ça ? Et ça ? Et encore ça ? C’est sûr, cette île mystérieuse n’a pas fini de faire parler d’elle. Où est donc passé Tintin ?
Mais Lost, qu’est-ce que c’est d’abord ? Un simple mot anglais ? Quatre lettres dont l’apparence insignifiante cacherait en réalité LE code ? Une suite d’événements improbables dont la ligne de fuite permettrait de dénombrer les heures qui nous restent avant la fin du monde ? Ou, tout simplement, le titre d’une série américaine qui explorent nos besoins les plus primitifs en matière de croyance, prédiction, et correspondance mystique ?
Les Disparus (en français dans le texte), c’est d’abord un idée toute bête qui surgit de la tête de J.J. Abrams, le créateur de la série Alias et réalisateur de MI:3. Alors qu’il visionnait une émission dite de télé-réalité Survivor (prononcez Koh-Lanta en français), il s’est demandé si une série avec plein de Robinson Crusoé pourrait intéresser les téléspectateurs. Sitôt dit, sitôt fait, Lost voit le jour ! La première diffusion du pilote sur la chaîne ABC date du 22 septembre 2004. L’histoire commence alors que le vol 815 Oceanic Airlines, reliant Sydney à Los Angeles, vient de s’écraser sur une île inconnue le… 22 septembre 2004. Ils sont 48 survivants et déjà, il s’agit de trouver un moyen d’alerter les secours. Mais ce ne sera pas si simple car l’Ile (donnons-lui une majuscule, elle le mérite bien) offre son beau lot de mystères : en vrac, les premiers épisodes font état d’une fumée noire, d’un ours polaire et d’un message français ininterrompu depuis 16 ans. En outre, les disparus eux-mêmes sont auréolés de mystères, mystères dévoilés grain par grain par l’entremise de flash-back récurrents. Entre temps, ils se rendent très vite compte que, sur cette Ile, ils ne sont pas si seuls au monde.
Vu le grand nombre de personnages dans la série, chaque épisode se concentre en particulier sur l’un d’entre eux. Nous découvrons alors son passé grâce à des flash-back : un moyen efficace d’éviter la confession intime tout en se révélant aux téléspectateurs. Les petits secrets étant une véritable chasse gardée dans Lost, il faut donc savoir les entretenir. Toutefois, la narration des flash-back, nullement anodine, fait toujours écho à la narration du temps présent. Il s’agit ensuite de reconstituer, à l’aide de tous les flash-back, le puzzle du révolu afin de mieux cerner l’actuel : pourquoi ont-ils pris ce vol ? Pourquoi (ré)agissent-ils ainsi ? Et pourquoi cela ? Mais pourquoi tous ces chiffres ?
Le système du flash-back est ce que je considère comme la signature de la série. Impossible d’y échapper. Or, ce qui faisait son intérêt devient dans la deuxième saison une épine dans le pied. Et dans la troisième, c’est la rupture : le passé ralentit considérablement l’action du présent. Les incessants retours en arrière ne font plus que remplir les 15 minutes manquantes, afin d’avoir un épisode de 42 minutes. Les flash-back ne sont pas gênants pour les récents personnages, bien au contraire. Mais la plupart de nos héros présents depuis le début ont déjà eu droit, à trois ou quatre reprises, à leurs épisodes flash-back (j’en ai compté 8 pour Jack, le principal personnage des personnages principaux). Cela force le respect de la pirouette scénaristique. En réalité, les créateurs ont pris soin de laisser quelques blancs dans la vie de chacun de nos héros afin d’y revenir plus tard (avec quelques surprises, cela va de soi). Et ils n’oublient pas de nous surprendre allègrement avec de belles révélations. A ce propos, la saison 2, la plus prolifique des trois sur ce sujet, offre pléthore de ces relations croisées (ou crossovers). Un bonus DVD de cette saison indique par ailleurs les nombreuses connexions. A croire que tous les personnages se sont déjà rencontrés avant d’atterrir sur l’Ile (ou comment mettre en pratique la théorie du « le monde est p’tit ! »).
Alors que faire pour alléger le passé ? Tout simplement, ne plus aller de l’arrière mais de l’avant. C’est l’utilisation, sur l’un des personnages, de l’antithèse du flash-back : le flash-forward. Ce procédé, peu fréquent en dramaturgie, consiste à dévoiler le futur au lieu du passé. Alias était parsemé de ces flash-forward : toujours en début d’épisode, ils servaient purement et simplement d’accroche. Dans Lost, le personnage aux dons extralucides vit des événements qui ne se sont pas encore produits. D’autant que ses visions lui font découvrir la mort imminente d’un autre personnage principal de la série. D’où, un grand conflit entre le devin et la victime à sauver inlassablement : jusqu’à quand pourra-t-il la sauver, et à partir de quand la future victime acceptera-t-elle son inéluctable sort ? Peut-être est-ce là ce qui m’a personnellement donné l’envie de regarder la saison 3 de Lost : voir si ce qui est annoncé, ce que je redoute, va effectivement arriver. Après tout, pourquoi regarder l’épisode 3 de Star Wars alors que nous savons pertinemment qu’Anakin Skywalker deviendra Dark Vador. Ou quand le spectateur est confronté à sa position voyeuriste et impuissante de spectateur.
Même si je regrette l’utilisation abusive des retours dans le passé (ou vers le futur), je ne peux que m’incliner devant son utilité : nos chers disparus sont incontestablement marqués par l’empreinte de leur passé, plus ou moins conséquent selon les circonstances. Alors que la saison 1 indiquait des relations familiales au plus mauvais point pour tous les personnages (décès, vengeance, adultère, recomposition, renoncement, délation), la saison 3 leur propose d’adopter une nouvelle famille dans un nouvel environnement. C’est en tout cas le message que les Autres, les habitants de l’île, essaient de leur faire transmettre (malgré leur brutalité, ne disent-ils pas qu’ils sont les gentils !). Cette dernière saison va donc dans cette direction jusqu’au point d’orgue du dernier épisode : quel choix prendre ? Avec cet accident d’avion, repliés du monde extérieur, sans possibilité d’être secourus (à moins que…), les disparus ont finalement une opportunité de commencer une nouvelle vie, véritablement différente et sans doute meilleure. Pourtant, quasiment tous veulent retrouver leur famille d’antan. Alors, quel est le bon choix ? Et vont-ils le suivre ?
Espérons en tout cas que les flash-back diminueront d’intensité dans la saison suivante. Mais j’en doute puisque le flash-back est bien le nerf de la série. Il permet au téléspectateur d’acquérir une vision générale de tous les événements d’avant et pendant le passage sur l’Ile. Et avec le flash-forward qui semble se profiler, je serais même tenter d’inclure les événements d’après le passage sur l’Ile (voir à ce propos le dernier double épisode de la saison 3). Il ne fait aucun doute qu’ils parviendront à s’échapper de l’Ile et de son emprise. Mais ensuite, comment vivront-ils leur retour dans la société ? Quelles en seront les séquelles (une pareille aventure change la vie d’un homme) ? J’espère que ces questions seront abordées dans les trois dernières saisons. Et puis, si les héros de Prison Break ont su s’échapper de prison à la fin de la première saison, pourquoi ne pas construire une saison de Lost sur l’après ? A voir.
Le 14 mai, j'avais parlé du Chanteur masqué de l'Apocalypse et mis un lien vers sa chanson Nouveau Président. Le clip est maintenant en ligne et le voici aujourd'hui ici. Il est très simple, réalisé avec très peu de moyens mais c'est ce qui le rend complétement décalé. Notez le port du sous-pull qui pourrait lancer une nouvelle mode...
Enjoy...
En parlant de leur président, un lien a été ajouté dans les sites préférés: VIGILANCE : Surveillance des Paroles et Faits du Pouvoir en Place. Ce site a pour but de relever et analyser les actions du gouvernement en place dont on ne parle pas forcément dans les principaux média. http://vieurou.free.fr/
D'autres liens vers de pages du même type seront ajoutés dans les site préférés. Si vous en trouvez, n'hésitez pas à laisser l'adresse.
Aujourd'hui, la bande annonce de la semaine est consacrée à Grindhouse, le film qu'on ne découvrira vraiment dans nos contrées qu'en dvd (avec un peu de chance). Grindhouse est le second film commun de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino après Four Rooms (1995). Il se compose de deux films, Planet Terror de Rodriguez et Death Proof de Tarantino avec différentes fausses bandes annonces entre les deux parties. Cette semaine sort le segment de Tarantino renommé Boulevard de la Mort (encore un titre ridicule, merci les distributeurs français...) dans une version rallongée mais différente de l'originale.
Le film a en effet été conçu au départ comme une oeuvre commune des deux réalisateurs, un double programme comme le sont les films grindhouse et non comme deux films distincts d'où ma colère quant à cette oeuvre qui s'en trouve donc dénaturée (en plus des 2 places de ciné à acheter!), en attendant la sortie dvd des films où la "vraie" version devrait être disponible. On aura donc encore au moins 3 coffrets dvd (Planet Terror, Death Proof et Grindhouse). Si les créatifs sont nuls pour les noms, les commerciaux sont très bons pour faire un maximum d'argent. Aucune date n'est annoncée pour la sortie de Planet Terror (si quelqu'un a l'info...), preuve une fois de plus que Rodriguez n'est toujours pas jugé à sa juste valeur et reste dans l'ombre de son frère...
Pour patienter, voici la bande annonce de Grindhouse, le vrai film du duo.
Enjoy...
ps: la vie du blog risque de se retrouver quelque peu ralentie dans les semaines à venir en raison de mon emploi du temps. Veuillez m'en excuser...
Aujourd’hui, une nouvelle rubrique consacrée aux artistes découverts sur Myspace. Ce support est évidemment un outil indispensable pour les petits artistes (par petit, j’entend ceux qui n’ont pas signé sur une major !) afin de leur permettre de faire connaître leurs oeuvres. Quasiment tous les groupes, DJs ou chanteurs ont leur page Myspace. Cette nouvelle rubrique, celle des artistes Myspace, a donc pour vocation de vous faire découvrir des talents dont vous n’auriez jamais entendu parler. Une volonté d’ouverture à de nouveaux musiciens inconnus à laquelle vous pouvez aussi participer en envoyant les liens vers des pages Myspace qui vous semblent intéressantes…
Pour débuter cette rubrique, voici un auteur compositeur interprète (et plus encore), David Zakaria. Son univers musical et ses paroles sont très attachants. Ce qui m'a surtout plu, ce sont ses chansons sur le président de certains français, Sarko le petit et 53% qui sont vraiment très drôles (mais malheureusement aussi très juste !). Je vous laisse le découvrir. Enjoy…
Après la déception du season finale de Heroes (qui a apparemment touché pas mal de monde !), j’ai cherché à me remettre en essayant une autre série. J’ai donc suivi les conseils d’un ami (salut Beast !) qui avait vu le pilote et j’ai regardé Surface. Il faut savoir que cette série de 15 épisodes de 42 minutes a été diffusée en France sur Canal + fin 2006 et sur TF1 en février dernier. Mais personnellement, je n’en avais jamais entendu parler (je devrai peut-être regarder TF1… nan, je déconne !). Comme d’habitude, la version diffusée sur notre grande chaîne hertzienne était quelque peu « allégée » par rapport à celle diffusée aux USA et sur Canal, sans parler de l’atroce VF. Comme pour Lost dernièrement ou Heroes très bientôt, la chaîne, dans un soucis de confort pour ses cerveaux disponibles (euh, pardon, téléspectateurs), avait simplement coupé les scènes qui pouvaient déranger. Une belle marque de respect envers les auteurs.
Revenons à la série. En gros, trois personnes, un ado (Miles), un pêcheur (Rich) et une scientifique (Laura) font la rencontre de monstres marins à différents endroits de la côte américaine. Ces confrontations prennent différentes formes et donc différentes approches du problème. Les incidents impliquant les bestioles se multiplient sur toute la surface du globe et le gouvernement cache, comme toujours, la vérité. Je ne rentrerai pas trop dans les détails et la suite du scénario pour ne pas gâcher la surprise, la série étant riche en rebondissements. C’était déjà le cas avec Heroes mais dans Surface, au moins, on assiste à un final digne de ce nom, lançant des tas de nouvelles pistes qui ne demandent qu’à être exploitées dans une seconde saison qui ne verra jamais le jour, les producteurs l’ayant décidé. Le quinzième épisode répond à de nombreuses questions mais en pose aussi beaucoup. Il marque un nouveau départ et il aurait été intéressant de voir ce que les scénaristes avaient prévu de faire des nombreux nouveaux éléments comme le rôle de Jackson dans la société, le Big Foot, l’arche, le complot, l’affaire des clones, les pouvoirs de Miles, etc. Vraiment frustrant d’apprendre qu’on ne saura sans doute jamais…
Contentons nous donc de cette unique saison. La série comporte de nombreuses références cinématographique, dont Abyss de James Cameron et de nombreux autres films « marins », normal pour une série qui à pour cadre l’océan. Pourtant Surface est à rapprocher de la quasi-intégralité de l’œuvre d’un autre cinéaste, Steven Spielberg. On trouve en effet de nombreux points communs entre Surface et les films du plus grand cinéaste de tous les temps (d’après DLC). Il y a d’abord tout le rapport à l’enfance et à l’adolescence, thème constant chez Spielberg, à travers le personnage de Miles qui découvre une nouvelle forme de vie et décide d’héberger un de ces petits monstres en lui apprenant les rudiments de la vie civilisée (E.T.). Il apprend en même temps à devenir responsable, à être un adulte. On retrouve aussi de nombreuses ressemblances avec Les Dents de la Mer : les attaques, le bateau trop petit, le conseil qui se réunit pour parler du problème, etc. Rencontre du Troisième Type est aussi convoqué sous la forme, entre autres, de la folie de Rich qui se met à dessiner un trou, une sorte de cratère qui le hante. Ses dessins recouvrent tous les murs de sa maison rappelant les scènes de RDTT où Richard Dreyfuss est obsédé par une montagne et tente de la représenter. Heureusement, les réalisateurs de la série ne sont pas allé jusqu’à faire faire à Rich un cratère dans la purée…
Surface compte aussi de nombreuses allusions à la Bible et surtout à l’épisode du déluge. La série est en fait une sorte de relecture de ce passage, vous verrez, c’est clair à la fin de la saison. De nombreux détails rappellent cette correspondance. Par exemple, le monstre que recueille Miles est appelé Nimrod. Selon la Bible, Nimrod fut le fondateur et le roi du premier empire venu à l'existence après le déluge. En sachant cela, on comprend mieux le point de vue de la série. Surface est en fait une relecture, sous forme de série, d’un passage du roman fantastique le plus lu de tous les temps. Tout comme Superman était une adaptation du nouveau testament (ceux qui veulent plus d’explications, laissez un commentaire, je répondrai).
Le principal point négatif de la série est selon moi la qualité de ses effets spéciaux. A force de tout vouloir faire numériquement et ne plus du tout utiliser de trucages de plateau (maquettes, marionnettes, animatroniques…) on obtient un résultat assez gênant. Les effets spéciaux sont, disons le clairement, moisis et empêchent le spectateur de réellement s’attacher aux personnages, en images de synthèse, comme Nimrod. Les effets sont parfois risibles et fleurent bon la mauvaise incrustation digne des plus mauvaises séries canadiennes des 90’s. Heureusement, les acteurs rattrapent bien le tir en étant assez justes, à part peut-être Jay Ferguson qui incarne Rich et qui est vite saoulant. En même temps c’est peut-être son personnage complètement névrosé, croyant et traumatisé qui fait ça. A côté de lui, Lake Bell (Laura) est absolument sublime et en plus, elle est crédible dans son rôle de scientifique. Carter Jenkins (Miles) joue un ado à problèmes avec tout ce que comporte la vie à cet âge là (ça va, c’est passé !) en étant, lui aussi assez bon, sachant qu’il a du jouer les trois quarts de ses scènes face à du vide (mais non, Jalil Lespert et Francis Huster ne jouent pas dans la série, c'est parce que Nimrod est en images de synthèse, suivez un peu!).
Au final, une série à voir, comme d’habitude en V.O., mais surtout avec le montage original et pas celui de TF1, pour ne rien en perdre. Je préfère vous prévenir tout de suite, vous serez frustrés à la fin de la saison mais rassurez vous, rien de comparable avec la fin de Heroes…