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super blog, j'adore vos articles et reportages
bonn e continuation
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faites connaître votre blog sur france blogs.
http://w ww.franceblogs.n et
bonne continuation...
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et puis c'est quoi ce blog de merde qui met les adresses mails en clair???...
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petite visite.lien vers mon blog...
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celui ...
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Par tagueule, le 16.02.2008
du doublon ^^...
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Par Serviteur, le 20.01.2008
ha spaced, j'en avais entendu parler après avoir vu shaun of the dead, et je l'ai acheté récemment en anglette...
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Par Serviteur, le 20.01.2008
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Publié le 18/07/2007 à 12:00 par snake
Retour de la bande annonce de la semaine pour un des films les plus attendus de l'année (pour moi en tous cas!), Hot Fuzz, réalisé par Edgar Wright et toute son équipe à qui on devait déjà un des meilleurs films de 2005, Shaun Of The Dead. Le décalage entre sa sortie anglaise (le 14 février), et sa sortie chez nous, aujourd'hui m'a déjà permis de le voir deux fois et je peux vous garantir qu'il vaut vraiment le coup, surtout si vous êtes déjà fan de Spaced et de Shaun. La critique devrait arriver d'ici la fin de la semaine si mon emploi du temps me le permet.
Voici donc la bande annonce US (la moustache en bonus!)présentée par Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost.
Enjoy...
Sinon, cette semaine sort aussi Dead Or Alive de Corey Yuen, adaptation du jeu vidéo du même nom. Ce film se regarde, surtout si vous êtes fan du jeu, que vous êtes un homme (hétero et plein de testostérone de surcroit) et que vous n'avez rien a faire pendant une heure et demi sinon, laissez tomber!
Si vous ne devez voir qu'un film cette semaine, allez voir Hot Fuzz. Si vous devez aller en voir deux... retournez voir Hot Fuzz!
--
Publié le 13/07/2007 à 12:00 par Bastien

Ouh la ! Mais que s’est-il passé ?
Un soupçon de frénésie ? Une pincée de mouvement ? Que sais-je !
Le début de l’épisode 7ème du nom démarre en trombe et finit maillot jaune. Une vraie course-poursuite ! Bon, elle a lieu dans un petit restaurant provençal et s’achève deux plans plus tard, par la jolie chute du poursuivi (Lorenzo le rebelle), mais tout de même ! Et quelques dizaines de minutes plus loin, que vois-je ! Un petit moment de suspense autour d’une simple clé USB (et un café) ! Bon, ça fait Hitchcock de comptoir ou hommage bâclé à Alias mais tout de même ! Effectivement, pour atteindre une vérité qui n’est certainement pas ailleurs, les personnages de Mystère savent se remuer et ils le font savoir… avec toutefois six épisodes derrière eux mais tout de même.
Si vous suivez mes critiques de la série estivale de TF1, vous l’avez sans doute déjà compris : je ne porte pas vraiment Mystère dans mon cœur – et dans mes tripes. Mais là, j’ignore ce qui s’est produit ce soir du mercredi 11 juillet 2007. Une illumination profonde, une secrète allégresse, une jubilation indicible, une intervention divine, « what else ? », comme dirait l’autre. Il n’empêche, je vous avouerai dans un murmure que l’épisode 7 est bi…, est sym…, est le meill... Même moi j’éprouve des difficultés à exprimer mon ressenti. Attention, quand je dis "meill…lleur" (pas facile à écrire), je veux dire en réalité "celui-qui fut-le-plus-intéressant-à-voir" ou d’un autre point de vue "celui-qui-fut-le-moins-ennuyeux-à-regarder".
A l’approche de l’épisode final, j’ai l’impression vague que la plupart des personnages jouent double jeu : à ma gauche nous avons l’intérêt collectif (c’est-à-dire je soutiens Laure afin de savoir ce qui se trame et cetera) et à ma droite, l’intérêt personnel (c’est-à-dire je ne soutiens pas Laure car je défends mon territoire et blablabla). Ces doubles enjeux, peut-être similaires mais souvent opposés, apportent un nouveau souffle dynamique. Par contre, la sous-exploitation des séquences appauvrit ce souffle. Par exemple, voici un magnifique coup de théâtre en milieu de 7ème (un "oh ! putain" a failli s’extirper de ma bouche) : le personnage de Lio semble être de mèche avec les bad guys ! Qui l’aurait cru ! Un interlocuteur inconnu lui demande expressément d’empêcher Laure de découvrir la vérité sur le vol 173. L’étau se resserre sur l’héroïne et c’est une bonne chose pour mon implication personnelle. Pourtant, j’ai beau attendre avec une certaine impatience le passage où Lio (pardon Michèle Costa) va s’en prendre à sa nièce – et de manière perverse évidemment – mais… rien. Du tout. Pas de manière, pas de perverse. Ni dans la fin du 7, ni dans le 8ème. Consterné je suis. Et qu’est-ce que ça fait ? Pouf c’est tout. A moins que l’interlocuteur en question soit la chère maman disparue de Laure, et là qu’est-ce que ça fera ? Patatras c’est naze. Pourquoi ? Parce que découvrir que la mère ne veuille pas se retrouver avec Laure sa fille, alors que c’est LE principal objectif de Laure, confinerait mes attentes de téléspectateur dans une terrible déception (mais peut-on être déçu par TF1 ?).
Une scène dans le 7ème épisode (décidément, je parle plus souvent des épisodes impairs que pairs) m’a beaucoup touché alors qu’il ne se passe strictement rien. Un "rien" qui me transcende au-delà des critiques que je peux exercer à chaque fois que je visionne TF1, toutes émissions confondues. Et donc, je me dois de vous en parler.
Dans cette scène d’1 min 30, Laure et Xavier font un rapide bilan de leur entrevue avec l’ancienne hôtesse de l’air (qui, en passant, n’a pas fondamentalement vieilli en 27 ans : la crème anti-rides fait son effet). En sortant de chez elle, la pluie se met à tomber et le couple se réfugie rapidement dans la voiture, et parle. C’est une scène où les deux héros font le point : dans la voiture, sous la pluie, ils réfléchissent à ce que j’avais déjà compris dans mon fauteuil, c’est-à-dire aux cachotteries du Général de Lestrade. Rien ne fait donc avancer l’intrigue et pourtant, quelle scène (non, ce n’est pas ironique) ! Quel élément m’aurait happé ne serait-ce qu’un instant pour m’émouvoir à ce point ? La pluie qui, au contact de la vitre, déforme les visages des acteurs ? Les anges qui passent entre chaque réplique ? Les essuie-glaces qui vont et viennent avec leur petit ronronnement ? Est-ce que, malgré moi, je me serais pris d’affection pour ces deux personnages ? Tellement étrange que je ne suis pas parvenu à en déceler la raison. J’ai voulu cependant vérifier si ce n’était pas un vilain coup de la fatigue : j’ai revu la séquence sur Internet, mais non. Le "rien" en toute simplicité. Sans doute la meilleure minute trente de Mystère. Troublé je suis.
Publié le 12/07/2007 à 12:00 par snake

Et ça continue... Après la suppression de l'émission Arrêt sur Images des grilles de France 5, c'est au tour de La Bande à Bonnaud de disparaitre de celles de France Inter. Comme pour l'émission de Schneidermann, une pétition est en ligne (http://bab.chiwalou.org/index.php). Continuons de tenter de sauver ce qui reste de liberté d'expression et de ton de nos médias ...
Voici un extrait de la page qui explique la situation:
"La Bande à Bonnaud est une émission de radio diffusée du lundi au jeudi de 16h30 à 18h sur France Inter.
Selon le site officiel, c'est :
Une émission d’actualité culturelle pertinente et décalée, rigoureuse et iconoclaste, pour un autre regard sur la culture au quotidien.
Des rencontres, des débats, des parti-pris, des emportements et de l’enthousiasme : on n’est pas obligé de rester assis pour se frotter à l’actualité culturelle.
Selon nous, c’est une émission culturelle unique et exemplaire par sa liberté de ton, son impertinence et son éclectisme.
Or la direction de France Inter a décidé de la supprimer au profit d’une nouvelle émission présentée par Yves Calvi.
Alors, que vous soyez un auditeur fidèle, ou, de façon plus générale, un ardent défenseur de la liberté d’expression et de la diversité culturelle, et réclamez donc le maintien sans condition à l’antenne de "La Bande à Bonnaud", l’une des rares émissions culturelles qui sache faire fi de l’élitisme au bénéfice de la jubilation et remplir ainsi une véritable mission d'utilité et de service publics, nous vous invitons à signer cette pétition et à la faire circuler le plus largement possible autour de vous.
Merci d’avance,
Les auditeurs en colère"
Publié le 11/07/2007 à 12:00 par snake & Bastien

Voici un mail de Daniel Schneidermann reçu ce matin, suite à la signature de la pétition visant à réclamer le maintien (ou la résurrection!) de son émission. Dans l'optique du suivi des affaires dont parle le blog, nous vous le transmettons en vous encourageant une fois de plus à aller signer la pétition sur http://arret-sur-images.heraut.eu.
Chers amis,
Je ne peux m'empêcher de vous appeler ainsi, tant vous avez compté dans la vie de toute l'équipe d'Arrêt sur images, au cours du mois écoulé.
Vous êtes près de 175 000 qui avez signé la pétition initiée spontanément par l'un d'entre vous, Anthony, et réclamant le maintien de votre émission sur France 5.
175 000 ! Ce mouvement, sans précédent, nous a emplis de fierté et de gratitude. Il justifie pleinement le travail accompli, tout au long de ces années, par notre équipe. Je veux d'abord, du fond du coeur, vous remercier. Nous vous avons beaucoup donné. Vous nous le rendez aujourd'hui, et de quelle manière! Nous vous donnerons encore.
Anthony va clôturer cette pétition le 18 juillet prochain (tout le monde a droit à des vacances). Il la remettra alors à la direction de France Télévisions. Si certains de vos proches n'ont pas encore signé, c'est le moment !
Malheureusement, il est peu probable que votre mobilisation soit couronnée de succès. La direction du groupe public a donné maints signes publics de son refus de revenir sur sa décision. Je ne la commente pas ici. Je l'ai assez fait, au cours des semaines écoulées.
Mais ne pensez pas pour autant que votre mobilisation aura été vaine.
Elle aura d'abord montré la force de la demande sociale d'une critique des médias, exercée au sein même des médias. Cette demande, nous la connaissions. Elle vient de crier, paisiblement, qu'il faudra compter avec elle. Malheur à ceux qui l'oublieraient !
Votre mobilisation aura ensuite poussé puissamment à la résurrection d'une émission comparable à Arrêt sur images.
A l'heure où je vous écris, des discussions se poursuivent avec plusieurs médias, français et étrangers, susceptibles d'accueillir notre travail dès la rentrée prochaine. Ne m'en veuillez pas, pour une fois, de rester un peu plus discret que d'habitude, et de faire violence à mon tropisme de la transparence: ces discussions ont besoin d'une certaine tranquillité. Vous serez informés aussitôt que possible sur le big bang blog. Laissez-moi seulement vous dire que tout est encore possible. Vous n'avez peut-être pas fini de vous arrêter sur les images avec nous, sur les écrans de votre téléviseur, ou...de votre ordinateur (ou des deux).
Bon été à tous. N'abusez pas de la télévision !
Pour toute l'équipe d'Arrêt sur images,
Daniel Schneidermann
Publié le 09/07/2007 à 12:00 par snake

Profitant de la sortie mercredi dernier de Tenacious D in : The Pick of Destiny (c'est pas trop tôt!!!), je vous remet ici la critique écrite peu après l'ouverture du blog dans une version un peu modifiée. Je sais, je suis toujours une grosse feignasse mais j'ai un emploi du temps un peu chargé ces derniers temps!
Voilà donc une petite critique d’un film « déjà culte pour certains » (hommage à AD). Tenacious D : The Pick Of Destiny est absolument génial pour pas mal de raisons. Je sais, je m’enflamme, mais ceux qui auront vu le film me comprendront facilement.
Ce film de Liam Lynch (à priori aucun lien de parenté avec l’autre) raconte l’histoire des Tenacious D, le groupe de rock de Jack Black et Kyle Gass créé en 1994 . Si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage fortement à découvrir leurs chansons, notamment Tribute dont le clip a aussi été réalisé par Liam Lynch). Ce groupe est en effet le plus grand groupe de rock de tous les temps. En fait, c’est ce qu’ils disent et c’est vrai qu’ils ne sont pas trop mal. Leur musique est géniale et leurs textes à pleurer de rire, du bon quoi… Bref, revenons au film.
En gros, l’histoire est celle de la rencontre de deux losers qui veulent devenir des stars du rock mais d’abord, ils doivent gagner un petit concours dans un bar pour payer le loyer. Leur principal problème est alors de trouver l’inspiration pour écrire un morceau anthologique. Ils découvrent alors par hasard qu’un médiator, Le Pick of Destiny du titre, permet à n’importe quel guitariste qui l’utilise de jouer comme un dieu. Cette spécificité vient du fait qu’il ait été fabriqué à partir d’une dent du diable (Dave Grohl méconnaissable dans le film) au moyen âge. Ils partent donc à la recherche de cet objet sacré, cette quête étant un prétexte à vivre un paquet d’aventures, à rencontrer des personnages secondaires à mourir de rire (Ben Stiller, Tim Robbins, John C. Reilly…) et bien sûr à chanter des chansons vu qu’il s’agit d’un groupe de rock. Ce film est en effet une comédie musicale, très réussie.
Tenacious D: The pick of Destiny est au rock ce que The Blues Brothers de John Landis est à la soul. Le principe est très similaire : les aventures de deux losers, en mission divine et des chansons. Je sais, c’est réducteur mais c’est la trame principale des deux films. Le plus important dans ces longs métrages étant les chansons et leur intégration dans l’histoire. C’est le point fort de The Pick Of Destiny, la B.O. étant aussi sympa à écouter seule que celle des Blues Brothers. Le plaisir à la vision de ces deux films est le même. Donc, forcément, si comme moi vous adorez The Blues Brothers et le rock, voilà votre nouveau film de chevet…
Publié le 07/07/2007 à 12:00 par Bastien

Mais que vois-je ?
Coincé dans mon fauteuil, une infusion à la main, la télécommande du lecteur DVD dans l’autre, je regardais tranquillement les bonus des Fils de l’Homme quand, tout à coup ! je vis s’afficher sur l’écran digitalisé de mon réveil-matin, « 20 : 55 ». Déjà ! me dis-je à moi-même. Alors, nonchalamment, je pris le programme télé (en ayant préalablement déposé infusion et télécommande) et me dirigea à la page du… Tiens, quel jour est-on ? Oups, c’est déjà mercredi… et Mystère commence. Rendez vous compte ! J’étais tellement impatient de découvrir la suite des aventures de Laure de Lestrade que j’en avais fini par oublier l’heure. Bouh ! C’est pas bien ça. Enfin…
Alors ? Et bien alors, c’est une saga qui définitivement bouge mais ne secoue franchement pas. Je m’explique.
Ca bouge parce que, si je me mettais à vous raconter ce qui s’est passé depuis le début, vous vous apercevrez que les personnages de Laure, Xavier, Erika, etc., sont aux prises d’une machination, complot, canular, bidule, machin, chose, bref un truc complètement dingue (peu importe comment vous l’appelez). Vérifions avec un petit rappel de quelques faits (désolé par avance si je me trompe d’épisode) : Laure découvre que sa mère n’est peut-être pas morte (ép.1) ; un type patibulaire tente de kidnapper Lucas, le fils d’Erika (ép.2) ; Laure apprend que sa mère voulait la tuer (ép.3) ; le premier amour de Laure, Christopher, refait surface mais est complètement replié sur lui-même (ép.3) ; la fille de Lorenzo, Manon, est capable de lire les crops circles (ép.4) avant d’être enlevée la nuit suivante ; Lorenzo possède une étrange cicatrice sur son bras (ép. 4) et n’est pas le seul à en avoir une ; Laure retrouve le psychiatre, supposé mort, qui suivait sa mère (ép.5) ; grâce à une vidéo, Laure et Xavier découvrent que la cicatrice correspond à un implant qui est de nature extra-terrestre (ép.6) ; Lucas semble posséder des pouvoirs psychiques (ép.6).
Oui, Mystère est une série qui bouge. Laure fait son enquête, fouille de droite à gauche afin de reconstituer le puzzle d’un passé pour comprendre le présent, voire le futur. Quant aux autres personnages, tantôt ils l’aident, tantôt ils lui laissent quelques obstacles.
Et Mystère est aussi une série qui ne secoue pas parce que tout simplement j’oublie de m’en rappeler. Aussi bonne que peut l’être l’histoire, la série ne me prend pas aux tripes. Elle ne me fait pas bondir hors de mon fauteuil et je ne me sens à aucun moment impliqué sur leur envie de connaître la vérité. Pourquoi donc ? Sans doute à cause d’une réalisation molle et qui, parfois, vire au ridicule. Par exemple dans l’épisode 5 : Laure et Xavier avaient rompus car Laure n’avait guère apprécié que Xavier mente sur sa vraie vie professionnelle (souvenez-vous, c’est un flic, non un avocat). Il n’empêche, ils se retrouvent un soir pour mettre en commun leurs investigations sur les disparitions. En même temps, ils se font un petit dîner aux chandelles (comprendre : la flamme entre eux est toujours intacte). Xavier voudrait bien rester mais finalement s’apprête à partir. Sur le perron, ils se disent au revoir. Xavier fait quelques pas, puis avec toute la tranquillité d’une vache sacrée, fait demi-tour pour se diriger vers Laure qui, de son côté, en fait autant. Ils se retrouvent l’un devant l’autre, tels deux adolescents pubères qui vont se rouler une pelle. Ce qui se produit effectivement. Belle séquence de retrouvailles, mais il manque malheureusement un petit quelque chose que je nommerai la passion. Certes, c’est bien beau de les montrer ensuite en train de faire l’amour, mais c’est inutile : le spectateur comprenait très bien par le baiser qu’ils n’allaient pas en rester là. Et la passion, la vraie, manque à l’appel (la pelle ?). Pour une formidable union, il aurait fallu les voir se jeter littéralement dans les bras l’un l’autre (et filmés autrement que par un plan frontal assez laid – avec Laure d’un côté et Xavier de l’autre – qui nous empêche de les rejoindre dans leur fougue amoureuse). Mais non. Le romantisme à la française ne désire pas bousculer les lignes de la passion amoureuse.
Toujours dans les trucs qui énervent, nous avons des acteurs qui ont une tendance narcissique à se regarder dans les miroirs et autres glaces. Cela devient pénible, pour ne pas dire agaçant. Alors je comprends, cela fait une belle mise en scène avec les deux acteurs qui se parlent sans avoir besoin de se regarder directement, l’un en avant-plan, l’autre en arrière-plan. Et cela joue aussi sur les faux-semblants, sur les doubles jeux des personnages. Mais une bonne soupe resservit à chaque fois devient à la longue franchement indigeste.
Par contre, les toiles que Laure découvre dans l’épisode 5 sont tout à fait incroyables, et je me dois de vous le dire. Il s’agit de portraits fracturés comme si la personne peinte se regardait à travers un miroir brisé. Tout simplement effrayant.
En attendant, avec beaucoup d’impatience, la suite…
PS : je vous invite gracieusement à faire part de vos réactions sur cette série : si vous la regardez ou non, et pourquoi ; si vous la trouvez bien, ou non, et pourquoi ; si vous avez hoché la tête en signe d’approbation en lisant cet article, ou non, etc.
Publié le 05/07/2007 à 12:00 par snake & friends
Et voilà, la barre des 8000 visiteurs vient d'être franchie en cette pluvieuse nuit de juillet! Le blog se porte donc toujours aussi bien malgré la légére pénurie d'articles ces derniers temps (faut bien bosser pour payer son loyer!). Rassurez vous, le rythme habituel devrait bientôt reprendre... Merci encore à Bastien qui a bien pris le relais et qui m'a beaucoup aidé à maintenir un peu de vie sur ces pages!
Le cadeau bonus pour ce nouveau passage, le troisième et dernier (pour l'instant) épisode de Street Fighter: The Later Year.
Enjoy...
Publié le 05/07/2007 à 12:00 par snake
Une petite vidéo qui fait toujours rire (on rigole mais on ne se moque pas!)pour vous faire patienter jusqu'au retour des bons gros articles la semaine prochaine et la suite des aventures de Bastien le téléspectateur de Mystère...
Enjoy...
Publié le 03/07/2007 à 12:00 par Snake

Aujourd'hui est lancée une nouvelle rubrique, les "Critiques au Micro Ondes" (En hommage à Clément). Le principe de cet rubrique est de réutiliser des critiques déjà écrites par les chroniqueurs dans le cadre d'un autre média, de cours ou d'un mémoire. Le manque de temps nous oblige à utiliser ce procédé de grosses feignasses pour maintenir le blog en vie! La première critique de la catégorie est consacrée à Big Fish de Tim Burton (2003) écrite début 2004 (je vous avais prévenus, c'est du réchauffé!).
Tim Burton a réalisé Big Fish peu après avoir perdu son père. Cet événement de sa vie privée l’a (forcément) marqué et a modifié son approche de la relation entre un père et son fils, thème majeur de Big Fish. Sans la perte de son géniteur, Tim Burton aurait réalisé un film très différent de celui qu’il a mis en scène. Sa sensibilité a été touchée et la figure paternelle dans ce film est radicalement différente de celles de ses autres réalisations. Le rapport entre le réel et l’imaginaire est aussi un des principaux thèmes du film. Chacun des personnages à un point de vue et une interprétation différente des faits. C’est la façon de voir les faits qui importe plus que les faits eux-même, c’est ainsi que le personnage principal, Edward Bloom, voit le monde.
Big Fish est avant tout l’histoire d’un homme, Will Bloom, qui décide de revenir voir son père, Ed Bloom, gravement malade et proche de la mort, afin de tenter de mieux le connaître. En effet, Ed Passe son temps à raconter de façon fantastique les différentes anecdotes de sa vie et cela provoque chez son fils le sentiment de ne pas le connaître. Allant à son tour bientôt devenir père, il veut comprendre Ed et connaître sa vie. C’est la différence entre ces deux hommes qui marque le point de départ de ce film. Ed est présenté au début du film par son histoire de poisson, une des nombreuses anecdotes qu’il raconte. On le voit la narrant à différentes époques de sa vie, devant son fils, Will, d’abord passionné puis de plus en plus lassé par cette histoire à force de répétitions jusqu’au point de rupture, l’histoire de trop qui provoque le clash entre Ed et Will. Ce dernier est beaucoup plus terre à terre que son père. Il a besoin de faits concrets, de réel, pour comprendre. Ed, quant-à lui, a besoin de romancer ses souvenirs, en leur ajoutant quelques nuances fantastiques. Will ne comprend pas ce besoin de raconter des histoires et pense que son père lui ment de bout en bout sur sa vie.
D’habitude, dans ses films, Burton montre des pères ridicules (Beetlejuice, Edward aux mains d’argent) ou tyranniques (Batman, le défi, La Planète des Singes). C’est la première fois qu’un personnage de père n’est pas aussi négatif. C’est un personnage qui raconte des histoires afin de préserver son intimité. Il désire garder une part de mystère en ne dévoilant que partiellement sa vie et ses aventures.
Tout le film est construit en flash-backs. A chaque fois que le personnage de Ed raconte une de ses histoires, on assiste à la scène narrée, sans pouvoir distinguer le réel de l’imaginaire. Le travail de la photo est d’ailleurs remarquable sur ce point, le réalisateur ayant choisi de conserver la même esthétique entre les scènes «réelles», celle où Ed est âgé et raconte ses histoires, et les scènes représentant ces histoires, où Ed est jeune. Cela permet un mélange du réel et de l’imaginaire qui montre que les faits ne sont pas forcement réels ou imaginaires mais qu’il s’agit d’une question de point de vue sur les faits racontés. Ed ne raconte pas comment l’histoire s’est déroulée mais comment il l’a personnellement vécue. Le début du film montre que ce personnage raconte souvent ses histoires et les enjolive à chaque fois. Il finit par ne plus se rappeler des faits mais seulement de l’histoire. A ce sujet, Tim Burton dit que « A force d’être racontée par la même personne ou par quelqu’un d’autre, l’histoire prend sa propre identité ». C’est exactement ce qui se passe ici. A force de raconter ses histoires, Ed ne se souvient plus de ce qu’il a vécu mais seulement des histoires, le monde imaginaire dans lequel il vit.
Ce monde n’est pourtant pas si imaginaire. Toutes ses histoires ont leur part de vérité. C’est souvent une question de point de vue et d’interprétation. Will pense que son père a tout inventé pour combler un manque d’aventures fantastiques dans une vie bien ordinaire mais il n’en est rien. Plusieurs éléments montrent à Will et, par la même occasion, au spectateur, que ces histoires ont bien eut lieu. Will découvre des indices de la vie passée de son père, comme les mains mécaniques qu’il vendait ou les actes de rachat de la ville de Spectre que Will pensait fantasmée par son père. Après sa mort, qu’il avait d’ailleurs vue dans l’œil de la sorcière, on découvre l’existence du géant et des autres personnages, notamment ceux du cirques, qui semblaient pourtant tout droit sortis de l’imagination d’Ed. Ces éléments et personnages montrent qu’il n’a pas tout inventé mais n’a fait qu’enjoliver ses histoires au fil des années car plus les faits sont éloignés dans le temps, plus on les considère avec tendresse et plus on tend à les romancer. Il ne garde que les meilleurs moments et les raconte « à sa sauce ». Il rend ses aventures et ceux qui l’y côtoient, plus grands que dans la vie, plus extraordinaires. Rien n’est totalement vrai ou totalement faux. Il y a des degrés dans la réalité de Ed mais tout est basé sur la réalité des faits. Il n’a fait qu’exagérer ses histoires pour les rendre plus attrayantes et plus agréables à écouter. C’est un homme qui ne voit pas l’utilité d’une vie ordinaire et qui a besoin de l’embellir, de la rendre excitante. Ses histoires rendent sa vie passionnante, elles lui donnent une touche de magie. [...] Cette démarche créatrice est faite au risque de perdre contact avec ceux qui ne parviennent pas à entrer dans son jeu, comme son fils au départ. [...]
Will finit pourtant par comprendre son père, en découvrant qu’il y a une part de vérité dans ses histoires, et se prend au jeu en racontant sa mort. A son tour, il enjolive les faits pour les rendre moins tristes, son père mourant dans un lit d’hôpital. Il rend sa mort fantastique. Dans cette scène, il prend le relais de son père en racontant à son tour des histoires. Le réel et l’imaginaire se côtoient dans la scène fantasmée au bord de la rivière à laquelle la scène du cimetière fait directement écho en montrant les même personnages, les amis d’Ed. Ces scènes montrent que le monde réel et l’imagination font partie du même monde et que tout est une question de point de vue. Quand Will prend le relais, en devenant conteur à son tour, il devient prêt à devenir père, comprenant que l’important, ce n’est pas les faits mais la façon de les rapporter.
Le personnage d’Ed jeune est très important. Ce sont ses aventures que l’on suit dans un univers fantastique. C’est un personnage candide qui doit faire face à de nombreux obstacles mais qui triomphe toujours grâce à sa volonté. Ce jeune homme a quitté le village où il est né, pour aller à l’aventure pace qu’il ne voulait pas devenir un gros poisson dans un petit étang(d’où le titre). Mais ce titre a une autre signification : un poisson est glissant, comme Edward, qu’on ne peut jamais saisir. Les différentes épreuves traversées, parfois proches des travaux d’Hercule, le font évoluer et le mènent d’aventure en aventure. Il quitte sa ville natale, Ashton, en Alabama, devenue trop petite pour les ambition de ce surhomme que rien n’effraie. Il ne triomphe jamais de l’adversité par sa force physique mais toujours par son ingéniosité, sa volonté et son courage. Il est exploité dans le cirque mais la seule chose importante pour lui est d’enfin rencontrer la femme de sa vie, Sandra. A partir du moment où il la voit au cirque, elle seule importe pour Ed. Toutes ses actions sont guidées par son amour pour cette inconnue. Il n’utilise jamais sa force. Face au loup-garou, le directeur du cirque, son courage et sa bonne humeur lui suffisent pour en faire un chien joueur. Dans ses récits, Ed devient un héros sympathique, qui n’utilise jamais la violence. Il n’a que des aspects positifs ; il est gentil, romantique… Il ne parle que de ses bons côtés et devient donc un personnage extraordinaire, sans défauts, mise à part une légère naïveté. Dans ses histoires, il devient un héros de légende, incarnation du self-made man que rien n’effraie.
Big Fish peut être mis en parallèle avec un film de 1994, Forrest Gump, de Robert Zemeckis. De nombreux points communs rassemblent ces deux films. Dans les deux cas, il s’agit de l’histoire d’un homme qui raconte sa vie à des personnes et, par la même occasion, aux spectateurs. Les films agissent donc par un système de flash-backs. La réalité est déformée par la narration, clairement dans Big Fish, où elle devient fantastique, mais moins nettement dans Forrest Gump, où un simplet de son point de vue raconte sa vie, tellement extraordinaire qu’elle en paraît aussi irréelle. De nombreux autres points communs rassemblent ces deux œuvres. Ed et Forrest viennent de petites villes en Alabama (Ashton pour Ed, Greenbow pour Forrest). Enfants, ils ont eut des problèmes de jambes et de dos avant de devenir des champions sportifs. Les deux hommes quittent leur petites villes, devenues trop petites pour eux. Chacun est amoureux d’une femme mais doit affronter de nombreux obstacles afin de la retrouver (Sandra/Jenny). Ed et Forrest ont aussi étés des héros de guerre, en Corée pour le premier, au Vietnam pour le second. Ces deux héros sont naïfs, Ed est exploité dans le cirque et Forrest est réellement simple d’esprit. Ed gagne beaucoup d’argent et rachète la ville de Spectre et Forrest est « Godzillionnaire », comme il le dit, et vit aisément, grâce à la pêche à la crevette. Dans les deux cas, des éléments nous montrent que les histoires racontées ont une part de vérité, notamment grâce à l’apparition des personnages des histoires racontées, à l’enterrement d’Ed ou au mariage de Forrest. La différence majeure entre ces films est que Forrest est trop « simplet » pour modifier et enjoliver la réalité comme Ed mais il raconte ses aventures telles qu’il les a ressenties, souvent de façon très enfantine. Les regards de ces deux héros sur le monde sont des regards d’enfants. Ce parallèle montre que bien que les protagonistes de ces deux films soient très proches, leur histoire est bien différente grâce à une approche sous des angles différents selon le réalisateur.
Big Fish montre un personnage, Will, qui désire des explications rationnelles à la vie alors qu’elle ne l’est pas. Selon Burton, il ne faut pas être terre à terre et se concentrer sur les faits mais plutôt chercher à mêler réel et imaginaire. Ed est comme Burton, en cherchant à rendre fantastiques des faits banals. Ce film montre qu’il vaut mieux enjoliver les faits plutôt que de mentir. Ed n’a jamais rien caché à sa femme et son fils, il n’a fait que rendre plus fantastiques ses aventures. C’est cette conception que partage Tim Burton en ayant la passion de raconter des histoires banales d’un point de vue fantastique. C’est un des principes du cinéma : raconter des histoires et donner du rêve. Big Fish est une déclaration d’amour aux menteurs magnifiques, aux affabulateurs sincères, aux intarissables raconteurs d’histoires qui s’acharnent à rendre tout plus beau. Ce film est un plaidoyer pour continuer à s’arranger avec la réalité, une croisade poétique dans laquelle Tim Burton se retrouve complètement.
Publié le 01/07/2007 à 12:00 par Bastien

L’image est une reine. Une grande reine. C’est notre reine, et elle est belle. Sa grande force réside dans son omniprésence. Où que nous soyons, elle est là, quelque part, à se laisser observer. Elle aime être vue. C’est une grande séductrice : elle charme hommes, femmes et enfants. Elle adore la technologie et, pour la remercier, nous lui avons conçu de nombreux outils de communication afin de parfaire son pouvoir : appareil photographique, cinématographe, télévision, téléphone portable, GPS, Internet. L’écran est son amant. Sans lui, l’image ne peut manifester son incroyable beauté. Pas étonnant que de nos cinq sens, la vue est celui qui gouverne notre vie. Nous nous fions à ce que nous voyons, et ce qui est vu est toujours pris pour vrai. Toujours. Seule l’interprétation modifie l’événement (n’en déplaise aux témoins oculaires).
Toutefois, l’image a son talon d’Achille : il lui déplaît d’être lue. Le décryptage l’affaiblit, efface les contours de son maquillage, la dénude. Et certaines personnes n’apprécient pas qu’elle soit déshabillée ainsi. Ces personnes, ce sont pour la plupart des gens de pouvoir, des puissants comme des patrons de chaîne, des animateurs-vedettes, des journalistes ; bref, des gens qui prétendent savoir ce qui est bon pour notre reine. Et ces gens – ces laquais – la surprotègent parce qu’ils croient que si nous nous mettions à porter un regard critique sur l’image, nous ne la regarderions plus. Ils ont tort, et ils sont intimement persuadés qu’ils ont toujours raison. Toujours. Aucune remise en question de leur part. Pas de doute chez eux. De toute façon, ce sont les puissants qui décident, pas nous. C’est désormais officiel : Daniel Schneidermann a annoncé sur son blog aujourd’hui (http://www.bigbangblog.net) qu’il était licencié de France 5 pour faute grave. Et qui dit licenciement dit fin de son émission Arrêt sur images, la seule du PAF qui savait déshabiller avec élégance les émissions télévisées.
Nous ne devrions pas être l’esclave de l’image, plutôt un compagnon de route. Mais voilà, l’ère du numérique ne risque probablement pas d’arranger les choses. Alors, si nous poursuivons nos excursions de téléspectateurs, à nous promener dans les jardins de notre reine, de Vis ma vie à Super Nanny en passant par les JT des différentes rédactions ou autres jeux télévisés, interrogeons-nous. Quel est le plus important : ce que nous voyons, ou ce que nous lisons ?
Une pétition pour la résurrection d’Arrêt sur images est en ligne. Si vous êtes tentés par cet acte citoyen, allez sur :http://arret-sur-images.heraut.eu
Espérons au moins qu’il ne s’agisse pas d’une décision politique, comme l’avait cru Schneidermann durant un instant. Et quel que soit le support, que vive le décryptage des médias ! Car elle a beau ne pas se l’avouer, l’image aime être dévêtue, et elle en redemandera. Toujours.