TMNT, les Tortues Ninja
Posté le 14.04.2007 par snake

Cette semaine, comme j’avais mis la bande-annonce de Sunshine de Danny Boyle, je me suis dit que j’irai le voir pour en faire la critique (normal !). Malheureusement, mon cher (ce n’est pas qu’une marque d’affection) cinéma Pathé, à côté de chez moi, ne l’avait pas mis à l’affiche ! (la honte !). Ne pouvant me résoudre à aller à l’UGC (je déteste ce cinéma et ses vendeurs de pop-corn) je me suis rabattu sur un autre film, cette fois à l’affiche : TMNT ( pour Teenage Mutant Ninja Turtles, les Tortues Ninja quoi !).
Souvenez vous de vos goûters devant la télé, à peine rentrés de l’école, devant ce dessin animé et ses héros super cools ! Séquence nostalgie… Forcément, si on n’a pas été bercé par ça, l’histoire de quatre tortues géantes nommées en hommage à des grands peintres de la renaissance italienne qui défendent New York des attaques d’extra terrestres venus d’autres dimensions dirigés par un chewing-gum géant qui parle et un samouraï en armure, en utilisant les préceptes ninja reçus d’un grand maître qui est en fait un rat géant en robe de chambre rose, le tout en faisant du skate et en mangeant des pizzas dans les égouts, ne touchera pas tout le monde ! (mon dieu que cette phrase est longue !) Personnellement, mon enfance a été marquée par cette série et les 3 films sortis à l’époque (90,91 et 93) donc j’étais intrigué par ce nouvel opus, en images de synthèse et non en live comme les 3 premiers.
Ce qui nous mène à parler de l’aspect technique et esthétique du film. Au niveau des personnages, humains en tous cas, on est plus proches des Indestructibles (très proche même) que de Final Fantasy. Rien de réaliste dans leur design mais ça colle tout de même bien à l’ensemble, l’esprit BD. En ce qui concerne les tortues mutantes, rat en robe de chambre et reste du bestiaire, aucun problème vu qu’on a assez peu de repères dans la réalité ( ou alors je suis pas au courant…). Les textures, de peaux ou de poils sont très bien rendues et les animations des mouvements des personnages très crédibles. Au niveau technique, on peut donner une mention spéciale au travail de la lumière et des ombres et au rendu de l’eau, assez bluffant (surtout dans la scène du combat sous la pluie).
Après avoir parlé du niveau purement technique du film, comme on le fait toujours pour tout film d’animation, abordons le gros du sujet. Premièrement, le scénario : La bonne idée des scénaristes est de commencer ce film, non pas à la « naissance » des tortues en tant que mutants mais bien après dans leurs aventures malgré le fait qu’une quinzaine d’années se soit écoulée depuis le dernier épisode et que peu de gamins aient vus les premiers. Le scénario est donc inédit mais un petit flash resitue l’histoire dans son contexte. Au début du film, nos héros ont déjà battu Schredder (dommage, ça aurait été sympa de le voir) et sont au chômage technique, faute de super méchants à arrêter. Heureusement pour nous, un guerrier immortel doit accomplir une prophétie trois fois millénaire (et un peu tirée par les cheveux). Des monstres (dont un en hommage aux Gremlins) et des ninja envahissent alors la ville, obligeant les tortues à reprendre du service. Au menu, combats assez sympas, humour classique des tortues (ninjas, pas les vraies, qui elles, ont assez peu d’humour…) et petites morales sur la famille et la fraternité. Le scénario fait très jeu vidéo, les tortues affrontant des ennemis de bases avant de s’attaquer à des sous-boss puis des boss à la fin. Rien de super innovant donc.
La réalisation est au contraire assez pêchue et pleine de petites trouvailles, comme des plans et des mouvements de caméra possibles uniquement parce que le film est réalisé en images de synthèse. Les scènes d’action sont très bien mises en scène, avec une mention spéciale pour la baston dans le chantier et le combat sous la pluie. L’animation est convaincante et rend le film très agréable. Au final, TMNT n’est sûrement pas un chef-d’œuvre qui marquera l’histoire du cinéma mais un film très sympa à regarder, que l’on soit fan de la première heure ou pas. De quoi passer une bonne heure et demi sans se prendre la tête, le scénario étant assez simple (même si les enjeux de la prophétie sont un peu durs à comprendre), l’action et l’humour omniprésents et l’esthétique et la technique parfois vraiment impressionnants. A aller voir avec son petit frère comme alibi donc.
Kawabunga! pardon, Enjoy…
--
:: Poster un commentaire
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus