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snakefriends
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Critiques et avis sur la Culture, les loisirs et les média en général et le cinéma en particulier!
Catégorie :
Blog Cinéma
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22.01.2007
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Le Système Spielberg en question (part 2/2)

Publié le 26/02/2007 à 12:00 par Dominique Le Coutour
Le Système Spielberg en question (part 2/2)
Une série inégale

Aujourd’hui la série reste encore largement méconnue. Il y a peu de choses à retenir sinon quelques bons moments. Le casting des réalisateurs aux talents disparates pose problème : des tâcherons auxquels on demande de faire du Spielberg côtoient des grands noms qui la plupart du temps sortent leur épingle du jeu, même si, là encore il n’y a pas de quoi crier au génie. C’est en partie pour cela que la série a si mal vieilli : il y a trop de différence de qualité d’un épisode à l’autre.
La série réserve néanmoins quelques bonnes surprises. L’épisode Papa, momie de William Dear où un acteur déguisé en momie est poursuivi par des villageois vengeurs rappelle du Burton d’avant l’heure. Le Cinéma Secret de Paul Bartel (réalisateur de Death Race 2000 en 1975), très drôle, est digne d’un vrai film de cinéma, par son ambition affichée. En revanche, des épisodes comme L’incroyable vision, La Poupée, ou L’Encyclopédie vivante qui reprennent des thématiques du cinéma fantastique (télépathie, tueurs en série, phénomène surnaturels et transfert d’identité) souffrent de leur cadre télévisuel. C’est là un autre problème de la série : vouloir rivaliser avec une esthétique de cinéma (la photographie propose une lumière très travaillée, de même que la musique, orchestrale, est composée par des grands noms du cinéma : John Williams, Georges Delerue, Jerry Goldsmith, Michael Kamen) sans toutefois y arriver. Le cadre au format 4 : 3, norme télévisuelle oblige, réduit la vision de cinéastes comme Joe Dante ou Clint Eastwood qui sont plus habitués au scope et à la vision large. L’épisode de Joe Dante (Bouh !) se révèle d’une rare médiocrité, la mise en scène, peu inspirée, ne sauvant pas un scénario banal et sans surprises. Même les épisodes réalisés par Spielberg déçoivent : Le Train fantôme et La Mascotte passent mal à l’épreuve du show télé. La vision du cinéaste, qui a toujours eu besoin du format scope pour faire exister ses mondes, est ici considérablement rétrécie. Duel, pourtant, parvenait à dépasser le 4 : 3 pour exploser les limites de l’espace. Il n’en est pas de même ici, Spielberg choisissant souvent l’ambiance et les situations au profit de son habituelle virtuosité de mise en scène. Amazing Stories est davantage une série de scénario où l’histoire et les personnages priment sur le cadre et le découpage.
Les meilleurs épisodes restent ceux de Martin Scorsese, Miroir, miroir (un écrivain voit son double maléfique le pourchasser dans les miroirs) et Clint Eastwood, Vanessa in the Garden, où un artiste qui vient de perdre sa femme se met à la peindre et la fait ainsi revivre dans ses cadres. Ces deux histoires assez proches, écrites par Spielberg, le révèlent volontiers réflexif quant à son métier de créateur.

Amazing Stories reste au final une série décevante, parfois médiocre mais qui contient quelques épisodes divertissants. Le divertissement est ici érigé en système de pensée, Spielberg affirmant que le cinéma, et plus largement les images (la peinture, le dessin animé) et l’entertainment dont il est l’un des maîtres d’œuvre, sont une formidable machine pour émerveiller les enfants que nous sommes. Pour le cinéaste, une image n’est jamais qu’un monde où il convient de rester enfant si l’on veut encore pouvoir s’étonner des choses. L’entertainment (comme monde ludique des images) est un rempart pour préserver l’innocence de la violence du monde (l’autre versant de son œuvre : La Couleur Pourpre, L’Empire du Soleil, La Liste de Schindler).



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Le Système Spielberg en question (part 1/2)

Publié le 26/02/2007 à 12:00 par Dominique Le Coutour
Le Système Spielberg en question (part 1/2)
Sortie pour la première fois en DVD en décembre 2006, la série Amazing Stories (1985) propose 24 épisodes de qualité inégale. Première série entièrement conçue par Steven Spielberg pour le petit écran, elle montre à la fois l’ambition et les limites d’un auteur qui a toujours eut la confiance d’Hollywood et le contrôle absolu de ses projets, au détriment, parfois, des cinéastes qu’il a fait travailler.

Le « système Spielberg »

Le principe de la série est de mettre des cinéastes reconnus (Eastwood, Scorsese, Dante, Bartel) ou prometteurs (Dear, Joanou, Carter) à la tête des épisodes qui se succèdent hebdomadairement. L’audience ciblée par le show est le public familial, d’où un aspect consensuel. Clairement, Spielberg tente de transposer à la télévision ce qui a fait son succès au cinéma : les scénarios mettent en avant des thèmes fantastiques ou burlesques dans la lignée de E.T., Indiana Jones et 1941. Les spectateurs habitués au Spielberg « suspense et terreur » de Jaws ou Duel en sont pour leurs frais.

Avec Amazing Stories, Steven Spielberg s’offre le luxe du statut de producteur tout-puissant qui imagine, conçoit, écrit parfois, les épisodes et sélectionne les réalisateurs qui auront pour tâche de les réaliser selon sa volonté. Amazing Stories est une série labellisée Spielberg, conçue et vendue comme telle. Le cinéaste a recréé avec Amblin, sa société de production, les valeurs du Hollywood d’avant la vague des années 70 (le Nouvel Hollywood de Scorsese, Coppola, Milius, Bogdanovich, De Palma, cinéastes qui revendiquaient leur statut d’auteur contre la machine des studios). A contre-courant de cela, Spielberg reproduit un système où le producteur est au centre de la création. Le règne du « Steven Spielberg présente » commence et s’épanouit en ce milieu des années 80, époque où le cinéma connaît un regain de conservatisme économique et culturel. D’aucuns diront qu’il en est pour partie responsable.

Le cinéaste est l’auteur des idées originales de tous les épisodes, dont il écrit quelques uns, et laisse à de jeunes auteurs le soin d’écrire les autres, mais toujours suivant ses ordres. Cette présence écrasante du Commandeur produit un effet pervers inhérent au projet : la plupart des scénarios se contentent d’aligner les codes d’un univers prétendument spielbergien (l’enfance incomprise dans un monde adulte tourné en dérision, le recours récurrent au « malentendu » source de quiproquos, la poésie liée au monde de l’enfance, le rêve, l’appel de l’aventure, etc.). La mainmise de Spielberg sur les projets bride et édulcore des scénarios qui auraient parfois nécessité plus de liberté de ton ou de thématique. Le discours global de la série va trop souvent dans le même sens, empêchant par-là même une pluralité de points de vue et d’approches. On sent que Spielberg est encore mal à l’aise avec son concept. Il y a chez lui la volonté farouche d’ériger son savoir-faire acquis au cinéma en système, au détriment de l’inventivité. Force est de constater que Spielberg échoue à faire tenir debout sa série. Au bout de la deuxième saison, elle est jetée aux oubliettes par la chaîne.

Les films de 2007

Publié le 12/02/2007 à 12:00 par snake
Les films de 2007
En ce début d'année 2007, je vous propose une petite liste des films que j'attends le plus (et je pense que je ne suis pas le seul).

- [FONT=Impact]Grindhouse
, de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez (sortie le 6 juin). Parce que Rodriguez et Tarantino, tout simplement.

- Hot Fuzz, d'Edgar Wright (sortie le 25 juillet). Parce que Shaun Of The Dead était génial et que celui ci s'annonce aussi bon. Faites vous une idée sur http://www.workingtitlefilms.com/trailers/hotfuzz_trailer_xlarge.php

- Smokin' Aces, de Joe Carnahan (sortie le 28 mars). Parce que le buzz est bon et que le film a l'air complétement barré.

- Spider Man 3, de Sam Raimi (sortie le 2 mai). Parce que Spider Man 1 et 2.

- Transformers, de Michael Bay (sortie le 25 juillet). Parce que Michael Bay et des robots géants qui pètent tout, ça fait un bon mélange.

- Tenacious D, The Pick Of Destiny, de Liam Lynch (pas de date de sortie). Parce que Tenacious D est le plus grand groupe de rock à l'heure actuelle (mais non, je m'enflamme pas!)

- The Simpsons, de David Silverman (sortie le 25 juillet). Parce que retrouver Homer et sa famille dans un épisode de 2 heures sur grand écran, c'est le rêve.

- Zodiac, de David Fincher (sortie le 25 juillet, comme tout le monde). Parce que Fincher est rare, ce n'est que son 6ème long et les 5 premiers étaient tous des chef-d'oeuvres (même Panic Room).

Il y en bien d'autre que j'attends, mais ceux ci sont les plus "excitants". Vous pouvez laisser un com pour dire si vous attendez aussi ces sorties ou si vous en avez d'autres en vue...[/FONT]

Grosse soirée en perspective!

Publié le 25/01/2007 à 12:00 par snake
Grosse soirée en perspective!
Message à tous les Caennais, où en tous cas, tous ceux qui seront aux environs de Caen mardi.

Une soirée est organisée à l'Université le mardi 30 janvier entre 18h et 20h (Campus 1, Bât Sciences, amphi Fresnel, au lieu de Poincaré).

Trois courts-métrages de Pierre Clouet et Matthias Billard (amis de votre serviteur) seront projetés:

-La marche à 1000 temps

-Ne sait quant reviendra

-Stryptique

Les deux réalisateurs seront présents pour répondre à toute vos questions lors d'un débat. Un apéritif sera offert à l'issue des projections.

Venez nombreux...

Brian McCarty

Publié le 23/01/2007 à 12:00 par snake
Brian McCarty
Gros coup de coeur pour un photographe dont les oeuvres risquent d'illustrer régulièrement ce blog, Brian McCarty. Ses photos sont sublimes et super décalées, prenant pour sujet des jouets et diverses figurines, replacés dans des environnements humains. Faites vous une idée par vous même sur http://www.mccartyphotoworks.com.

Edito

Publié le 23/01/2007 à 12:00 par snake
Edito
Bienvenue à tous sur ce blog!

Ceci est avant tout un espace de liberté d'expression où chacun peut partager ses coups de coeur, ses coups de gueule ou tous ses autres coups...

Des critiques de films cotoieront donc les avis d'amateurs sur des séries ou émissions TV, des jeux vidéos, des concerts, divers événements... tout ce qui pourra nous faire réagir!

Ce blog nous permettra aussi de parler des projets de films et des différentes productions de SG Entertainment et ses associés. Nous reparlerons plus longuement de ces obscures productions dans une prochaine note...

Bonne lecture... et laissez des coms!

Rocky Balboa, la critique

Publié le 22/01/2007 à 12:00 par snake
Rocky Balboa, la critique
Les Aventures de Rocky, Suite Et Fin (normalement)

Rares sont les films à compter 5 suites. En fait, je n’ai pas vraiment cherché mais il n’y en a pas qui me viennent à l’esprit pour le moment à part Star Trek. Si vous en trouvez d’autres, laissez un com, vous gagnerez un porte clefs Bob l'éponge dédicacé par Christophe Lambert.

Trêves de concours stupides, revenons à nos moutons. Moutons qui sont en l’occurrence des boxeurs, et pas n’importe lesquels. Rocky Balboa est donc le sixième volet de la saga, commencée il y a 30 ans, sur le petit boxeur loser devenu deux fois champion du monde au cours des épisodes à force de courage et de persévérance. Ce sont ces qualités qui rendent le héros attachant. En effet, il n’est pas poussé par l’appât du gain ou la poursuite de la gloire. Il veut toujours se dépasser, pour lui-même et sa belle, Adrian (Prononcer « ADRIAAAAAANNNNN ! » torse nu, couvert de sueur et la tronche éclatée).

Le sixième volet renoue directement avec le premier. Rocky n’est plus un boxeur au sommet de sa gloire mais un simple patron de restaurant qui passe ses soirées à raconter ses plus beaux combats à ses clients. Par ce fait, il nous raconte aussi à nous, spectateurs, tout ce qu’il a fait dans les épisodes précédents. A l’instar du premier film, Rocky finira par se préparer pour un énorme combat final. Je ne vous dit pas comment il en arrive là, vous n’avez qu’à aller voir le film, comme tout le monde. En même temps, c’est aussi un peu dans la bande annonce…

La bande annonce, justement, comme son nom l’indique, annonce le film, je suis même tenté de dire tout le film. Après l’avoir vue, on sait dès la première séquence du film ce qui va se passer. Et je reviendrai sur ce point. Rocky Balboa s’ouvre sur la musique culte du premier épisode (Thème que l’on retrouve plusieurs fois dans le film, repris et magnifiquement réarrangé avec des violons) et une foule qui scande « Rocky ! Rocky !... ». Le titre du film défile alors en grosses lettres dorées alors que dans le fond noir, des images des combats et quelques moments forts du film apparaissent entourés de crépitements de flashes. L’émotion envahit alors immédiatement le fan du héros à qui il a manqué, les larmes commencent doucement à glisser le long des joues de l’amateur du noble art et des belles histoires, simples mais terriblement touchantes, comme le cinéma américain sait encore parfois les faire. Pour les autres, insensibles à ces premières images, je ne sais que vous dire, parce que là, je ne peux plus rien pour vous et votre cœur de pierre…

Inutile de vous le cacher, le scénario du film ne contient pas de grandes surprises. Tout ce qu’on attend est là. Le héros déchu, redevenu un loser, qui vit dans le passé et ses aventures des épisodes précédents, le nouveau défi à relever, l’entraînement intensif avec le montage obligatoire des progrès du héros (C’est expliqué avec une chanson dans un épisode de South Park) et le combat final ! Il n’y a donc aucune surprise mais bizarrement, ça passe tout seul ! Le fait de retrouver le héros après des années d’absence et une trame efficace, qui a déjà fait ses preuves auparavant, font que ce film se regarde sans aucun ennui. Rocky défend encore ses valeurs, celles du courage et du coeur contre un nouveau champion du monde de boxe, Mason Dixon, combattant efficace mais sans classe ni volonté, un héros peu populaire qui ne fait pas rêver comme le faisait Rocky en 76. C’est l’opposition entre ces deux styles de boxeurs, voire d’Hommes, qui constitue le principal enjeu du film pour une conclusion magnifique. La dernière phrase du commentateur lors du premier combat du film où l’on découvre le personnage de Dixon souligne ce changement « Le monde de la boxe aspire à retrouver un champion qui nous fasse rêver. » Il parle ici bien sur du Rocky de 1976 mais aussi de celui de 2006 qui n’a plus le physique, comme le montre toute la première moitié du film, mais qui a toujours cette volonté qui lui a fait atteindre les sommets. Car ici, la morale est la même que celle du premier volet « la volonté déplace les montagnes » (Merci les cours de scénario de DEUG…).

Pour conclure, ce film ne vous surprendra pas (sauf si vous n’êtes jamais allé au cinéma ces 80 dernières années) mais il se regarde avec un plaisir et une certaine nostalgie qui font quand même du bien. Franchement, il serait bête de bouder son plaisir à retrouver une vieille connaissance, un héros qui a mené nombre de jeunes vers la boxe pour imiter le personnage créé par Stallone (Et je sais de quoi je parle !).Bon, allez, moi je vais me remater le premier…
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